Dans un tournant stratégique pour l’économie de la République démocratique du Congo (RDC), le répertoire national des sûretés mobilières (RNSM) a été officiellement validé à Kinshasa. Cette validation, issue d’un atelier de trois jours axé sur l’examen des aspects techniques et juridiques du programme, marque une étape significative dans l’optimisation de l’accès au crédit pour les PME, les femmes entrepreneures et la jeunesse du pays, souvent marginalisés par les systèmes financiers traditionnels.
Adolphe Lotala, conseiller au sein du cabinet de la ministre d’État en charge de la Justice, a souligné l’importance de cette initiative, mettant en lumière les efforts déployés pour distinguer clairement le répertoire des registres sectoriels existants. « Cette distinction, » a-t-il précisé, « permettra une meilleure organisation et gestion des sûretés mobilières. »
L’expérience internationale, notamment celle acquise auprès du Cameroun, a joué un rôle prépondérant dans l’enrichissement du projet, qui sera prochainement soumis pour adoption au Premier ministre. Cette réforme, encouragée par la Banque mondiale à travers le projet Transforme, aspire à débloquer le potentiel économique des petites et moyennes entreprises ainsi que des entrepreneurs individuels, en facilitant leur accès à des financements cruciaux.
Le secrétaire national des institutions de microfinance, André Mayala, a appelé à une mise en œuvre rapide de cette initiative. « Il est essentiel, » a-t-il argué, « que le répertoire devienne opérationnel sans délai, afin de fournir aux institutions financières un outil de référence indispensable. »
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale visant à améliorer l’inclusion financière et l’accès au crédit pour des segments de la population traditionnellement exclus. En permettant aux emprunteurs de présenter des biens mobiliers en garantie, le répertoire ambitionne d’augmenter significativement les niveaux d’accès au financement. Cette réforme pourrait ainsi jouer un rôle déterminant dans la création de nouvelles opportunités économiques pour de nombreux Congolais.
En résumé, l’adoption du RNSM représente une avancée majeure pour l’économie congolaise. En facilitant l’accès au crédit pour les PME et les entrepreneurs individuels, ce projet a le potentiel de stimuler l’activité économique et de contribuer à la prospérité de la nation.
Par l’équipe éditoriale

