À Beni, ville du Nord-Kivu, une mobilisation citoyenne a marqué le paysage urbain, suite à l’appel des mouvements civiques à une journée de ville morte pour exprimer leur opposition aux actions de certains groupes armés. Les rues de la ville ont été désertées, entravant les activités commerciales habituellement vibrantes. Les marchés et les commerces ont gardé portes closes, particulièrement dans les quartiers de Sayo, Kasanga-Tuha et la commune de Mangina, fréquemment visés par les ADF.
Le mécontentement des citoyens s’est manifesté à travers l’érection de barricades, un geste fort de résistance civique. Parmi les manifestants, de nombreux jeunes et élèves se sont illustrés, prenant d’assaut les avenues des communes de Bungulu et Mulekera, faisant écho à un sentiment général d’injustice et d’insécurité croissante. La présence policière s’est faite remarquer, tentant de maintenir l’ordre et de sécuriser les zones les plus sensibles.
Cette action populaire souligne une crise plus profonde, témoignant de l’échec des mesures de sécurité existantes à garantir la paix et la stabilité dans la région. La journée ville morte à Beni ne représente pas seulement un acte de protestation mais également un appel pressant à une révision des stratégies de sécurité et à une plus grande implication des autorités pour répondre aux besoins et aux appels à l’aide des citoyens.
Par l’Équipe éditoriale

