Au cours des deux dernières semaines, dix-sept corps ont été extraits de la rivière Ituri, témoins silencieux de l’escalade des violences dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri. Ces tragiques découvertes ont été faites dans le groupement de Bakwanza. Parmi les victimes, des femmes et des enfants figuraient, enlevés le mois précédent par les combattants du groupe armé ADF, qui continue de sévir malgré la présence annoncée des forces de sécurité.
La société civile congolaise de Mambasa, lors d’une réunion avec les notables locaux et des représentants militaires, a souligné la nécessité d’une intervention militaire accrue pour contrer les activités des ADF, qui exploitent l’insuffisance de la sécurité pour intensifier leurs attaques contre les civils. La 31e brigade d’intervention a confirmé la mise en place de mesures pour renforcer la présence de l’armée dans cette zone frontalière entre l’Ituri et le Nord-Kivu.
« Nous avons besoin d’une action immédiate pour assurer la sécurité de notre communauté, » a déclaré l’un des notables de Bakwanza. L’urgence de la situation appelle à une réponse coordonnée pour mettre fin à la série de violences qui frappe l’est de la République Démocratique du Congo, une région déjà éprouvée par des décennies de conflits.
Signé par l’équipe éditoriale

