Dans la région méridionale du Sud-Kivu, un conflit armé impliquant des factions rivales hutus rwandaises a provoqué le déplacement de près de 4500 ménages depuis le 16 avril. Ces familles, fuyant les violences dans leurs villages, cherchent refuge dans des conditions extrêmement précaires. Le chef de secteur de Lulenge, Zawadi Kabandilwa Abambe, rapporte une situation alarmante, notamment des cas de maladies et une interruption critique de la scolarité des enfants.
Le centre de ce conflit est un affrontement entre les généraux Hamada et Théophile, qui contrôlent chacun une fraction du CNRD. Les tensions ont éclaté à Bitongo, s’étendant rapidement aux zones forestières environnantes et incitant la population à l’exode. Cette instabilité, loin d’être un cas isolé, soulève des questions sur la réponse gouvernementale et internationale à ces crises récurrentes.
Outre les défis humanitaires immédiats, la présence continue de groupes armés hutus en RDC demeure un sujet de préoccupation majeure pour les autorités locales et internationales. Assani Musa Picaso, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise à Kilembwe, qualifie la situation de « bombe à retardement » et appelle à une intervention urgente pour déplacer ces combattants vers des zones moins peuplées.
Éditorial de l’équipe Bisonews.cd

