Ce lundi 13 mai, le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, a de nouveau été le théâtre de violents affrontements, mettant en lumière la persistance de l’instabilité dans cette région de la République démocratique du Congo. Les villages de Kataato, près de Luke, ainsi que Kabingu et Kwirambo, ont été le théâtre de tirs d’armes lourdes et légères, opposant les rebelles du M23 à des groupes armés locaux.
Ces affrontements, qui ont débuté le week-end dernier, ont entraîné le déplacement massif de populations, avec plus d’une dizaine de villages vidés de leurs habitants. Donatien Kibuya Kahima, président de la jeunesse Tembo du Nord-Kivu, témoigne de la situation critique : « Les habitants du groupement Ufamandu 1er fuient leurs milieux. Il y a la population de Miyano, Kashukano, Burora, Kihundu et Remeka, qui se dirige vers Walikale et Ziralo (Sud-Kivu, NDLR) et d’autres vers Biriko. Les enfants qui faisaient les épreuves préliminaires (de l’Examen d’Etat) sont aussi éparpillés.«
Cette escalade de violence intervient dans un contexte déjà tendu, alors que depuis plus d’une semaine, les forces du M23, soutenues par le Rwanda, progressent vers plusieurs villages des groupements Mufuni, Ufamandu et Buabo, au sud du territoire de Masisi. Ces derniers événements soulignent une fois de plus les défis sécuritaires auxquels est confrontée la région, avec des conséquences humanitaires dévastatrices pour les populations civiles.
Par la Rédaction

