500. 000 USD mis en jeu pour éliminer Floribert Chebeya ( Paul Mwilambwe)

Le policier Paul Mwilambwe, rentré en RDC après 10 ans d’exil, a comparu ce mercredi 08 décembre 2021, en tant que témoin clé, devant la Haute Cour militaire siégeant au second degré sur l’affaire d l’assassinat des deux activistes des droits de l’homme, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Ces derniers ont été tués le 1er juin 2010 à l’inspection générale de la police, où ils avaient rendez-vous avec le patron de la police de l’époque, le général John Numbi.

Dans sa déposition faite sous forme de témoignage, Paul Milwambwe, qui était, au moment des faits, chef du protocole et de la sécurité des installations de l’inspection générale de la police, a fait plusieurs révélations notamment sur la somme mise en jeu pour éliminer Floribert Chebeya. A l’en croire, John Numbi, ancien patron de la police, avait promis au Major Christian Ngoy Kenga Kenga  500.000 USD s’il réussissait sa mission.

Le Major Christian Ngoy Kenga Kenga est le commandant du bataillon Simba qui avait tué Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana. D’après la même source, ce dernier n’a reçu que 10.000 dollars américains. « Ce qu’on avait promis à Christian Ngoy, c’était 500.000 dollars. C’est Christian Ngoy qui me l’a dit. Quand il me parlait, il était en train de pleurer. C’est le jour où j’ai compris que c’était fini pour lui. Il a dit qu’au lieu de lui donner 500.000 dollars, on ne lui avait donné que 10.000 dollars. J’ai vu 10.000 dollars entre les mains de Christian Ngoy à la maison », a déclaré Paul Milambwe devant la Haute Cour.

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Pour ce qui est du mobile pour lequel Floribert Chebeya a été tué, Paul Milwambwe a révélé que le directeur exécutif de l’ONG « La Voix des Sans Voix » (VSV), Floribert Chebeya, a été tué suite à ses investigations sur les massacres des adeptes du mouvement Bundu Dia Kongo (BDK) dans lequel les noms du Général John Numbi et du Major Christian Ngoy Kenga Kenga sont cités.

Entre le 31 janvier et le 03 février, les adeptes de BDK avaient été tués dans les villes de Boma, Matadi et Muanda, dans la province du Kongo Central. Les manifestants protestaient, d’une part, à la suite des allégations de corruption lors de l’élection des gouverneur et vice-gouverneur de la province par les députés provinciaux et, d’autre part, pour empêcher une perquisition du domicile de leur chef, Ne Muanda Nsemi, et de leurs lieux de réunions et de cultes.

Djodjo Vondi
congo-press.com

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