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Environnement : le ministère de tutelle réévalue l’arrêté sur l’abattage des animaux protégés

La vice-Première ministre Eve Bazaiba, en visite des installations du Corps pour la protection des parcs nationaux et réserves naturelles apparentées (Corppn), a rassuré d’analyser froidement cette décision et promis que toute option qui sera prise le sera pour l’avantage du pays.

Eve Bazaiba Masudi a visité, le 5 août 2021, les installations du Corppn, situées au Jardin zoologique et botanique de Kinshasa. Ce dernier est une structure paramilitaire de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Au cours de cette descente, la vice-Première ministre a rappelé la politique du gouvernement congolais en matière de préservation de la biodiversité et de la protection des aires protégées. C’était également l’occasion pour Eve Bazaiba  d’insister sur l’importance de la biodiversité dans le règlement climatique du monde.

C’est dans cette optique que le numéro un  de l’Environnement en RDC a souligné l’importance de la lutte contre l’insécurité semée, en grande partie, par les groupes armés étrangers et nationaux actifs dans les zones couvertes par certains parcs nationaux. « L’autorité de l’Etat devra être rétablie pour permettre une meilleure protection de ces domaines de réserves naturelles », a-t-elle souligné.

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La vice-Première ministre a rassuré que le Corppn devra bénéficier d’un appui substantiel en logistique pour assurer ses missions et aussi rendre efficacement des comptes. Eve Bazaiba Masudi a promis son implication en vue d’atteindre cet objectif. Parlant spécifiquement des Jardins zoologique et botanique de Kinshasa, la VPM Bazaiba a promis des mesures urgentes et correctives pour non seulement favoriser l’épanouissement de ces sites mais assurer, selon la vision gouvernementale, l’élargissement des espaces verts. Ce membre du gouvernement congolais a noté, au passage, qu’au-delà de manque d’infrastructures adéquates, ces deux espaces d’attraction font l’objet de spoliation par des tiers. Elle a, par conséquent, promis de s’impliquer pour que les deux institutions rentrent dans leurs droits.

Analyse froide l’arrêté

A l’occasion de cette visite des installations du Corppn, la vice-Première ministre Eve Bazaiba a également réagi sur l’arrêté portant autorisation d’abattage d’animaux protégés moyennant le payement d’argent. Indiquant que cette décision était en étude par les experts de son ministère, Eve Bazaiba a rassuré que toute option qui sera prise le sera pour l’avantage de la RDC. « C’est une matière d’Etat. Je le fais dans le cadre du principe de continuité de l’Etat et de l’amélioration. J’examine et nous verrons ce qu’il y a à retenir dans l’arrêté. Si ça nécessite qu’on abroge carrément l’arrêté, nous le ferons. Bref, toutes les décisions qui seront prises le seront pour l’intérêt de la RDC », a-t-elle dit.

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La vice-Première ministre a prévenu de ne pas être prête à décider sous une certaine pression. Mais, selon elle, elle décidera plutôt pour l’intérêt de la faune congolaise. « L’Okapi, le Bonobo, le Chimpanzé et tant d’autres animaux font partie de notre fierté. Mais il y a des espèces qu’on peut utiliser. Il faut qu’on se le dise, une chèvre ne remplacera jamais l’antilope mais entre-temps, nous protégeons aussi l’antilope dans le cadre de la biodiversité. Il y a des saisons pendant lesquelles on peut chasser et d’autres non. Je suis en train d’examiner froidement, pas par sentiment parce que X ou Y a dénoncé », a-t-elle fait savoir. Cet arrêté signé au mois de février 2020 par les anciens ministres des Finances et de l’Environnement, Sele Yalaghuli et Claude Nyamugabo, rappelle-t-on, autorise la vente ainsi que l’abattage des espèces, même celles en voie d’extinction, protégées par la convention de Washington sur le commerce des espèces.

Lucien Dianzenza
Adiac – Congo

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