Kinshasa : Une certaine Elodie, belle sœur à la première dame, use de trafic d’influence et mène la vie dure à un journaliste de La Référence Plus

La démocratie est en péril en République démocratique du Congo. Pourtant, dès sa prise de pouvoir en janvier 2019 et dans plusieurs de ses déclarations officielles, le président de la république et Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ne cessent de promettre un véritable Etat de droit et la justice distributive pour tous les congolais. Mais sur le terrain, la bonne foi du président de la république semble souffrir de plusieurs accrocs à de cause de certaines personnes qui usent du trafic d’influence, selon qu’elles utilisent les noms des dignitaires du pays.

Pour preuve, M. Science Kinkobo, journaliste reporter au quotidien La Référence Plus, est victime depuis mercredi 7 septembre dernier, fais les frais desdits trafics d’influence, de la part de Madame Elodie non autrement identifiée, se présentant comme étant la belle-sœur de la première dame Denise Nyakeru. Avec sa position au sein de la famille présidentielle, cette dame a même influencé les éléments de la police du sous-commissariat de Kintambo situé derrière l’école primaire St Georges, pour garder la victime au cachot, avant d’être transférer jeudi 8 septembre au parquet.

Les faits

Mercredi 7 septembre à 6h30, Madame Bénédicte Ngoy Muanabute, petite sœur du journaliste Science Kinkobo, a connu un accident de circulation au quartier GB. Alors qu’elle se trouvait sur une moto à destination de son lieu travail, une jeep avec à son bord, des personnes qui se rendaient à l’église des Saints des derniers jours en face de l’alimentation Shoprite, ex-GB, les a percutés. Selon Madame Bénédicte Ngoy, travailleuse dans une école indienne se trouvant non loin de là, ce véhicule a fait une fausse manœuvre devant eux, cherchant à virer à gauche, mais sans pour autant donner le clignotant à temps. C’est ainsi que la moto qui la transportait s’est cognée à la jeep, la faisant tomber.

Mère d’un nouveau-né de quatre mois obtenus par césarienne, Bénédicte Ngoy explique sue, hormis sa plaie qui ne s’est pas encore cicatrisée, elle a eu mal au pied et au niveau du genou droit et sur les cottes, chocs provoqués par la chute de la moto. Après s’être rendu compte du dégât, le propriétaire de la jeep a trouvé bon d’entrer à l’église, laissant la victime gisant par terre. C’est la sentinelle postée devant l’église qui est venu s’enquérir de la situation, avant de faire voir aux occupants de la jeep leur forfait. Ensemble, ils sont partis revoir la scène sur la caméra de surveillance qui a révélé les mêmes faits. Confondu, le conducteur de la jeep a reconnu les faits, mais tout en instant sur le fait que leur chauffeur avait bel et bien clignoté, mais en retard.

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A la proposition d’accepter que la victime soit évacuée vers un centre de santé pour recevoir les premiers soins, les occupants de la jeep ont carrément refusé, préférant faire appel aux agents de la police spéciale de roulage (PSR) pour mener une enquête. C’est après une heure qu’une dame volontaire est venue la secourir pour la conduire derrière un dispensaire situé derrière la société MINO CONGO au même quartier, où elle obtenu les premiers soins, avec la recommandation d’aller à l’hôpital de Kintambo pour une séance de scanner.

Avant d’aller à l’hôpital de Kintambo, la police des environs devait faire une réquisition. Comme au moment des premiers soins, les occupants de la jeep ont refusé de débourser quoi que ce soit, raconte encore Madame Bénédicte Ngoy qui s’est fait accompagner par son pasteur, lequel a payé l’argent pour la réquisition. Sur place à l’hôpital de Kintambo, Madame Elodie a déboursé la somme de 10 dollars pour la fiche, mais ne s’est plus fait voir, pourtant la victime devait se faire consulter par le docteur avant d’être orientée au service de radiologie.

Alors qu’elle devait encore payer pour voir le docteur, la victime s’est retrouvée seule avec son pasteur et sa femme ainsi que ses frères, parmi lesquels le journaliste Science Kinkobo, qui n’a pas accepté que la victime puisse encore payer pour voir le docteur ; alors qu’elle a déjà déboursé l’argent pour la réquisition.

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Cherchant à voir clair, M. Science Kinkobo est sorti pour rencontre les responsables de la jeep, pour leur demander de poursuivre la prise en charge de la victime. Courroucée, Madame Elodie aurait menacé de gifler l’intéressé. Voulant résister à la menace, Science Kinkobo s’est vu roué des coups par les deux frères de la précitée jusqu’à le faire tomber par terre et ce, devant non seulement la police de garde de l’hôpital Kintambo, mais également des témoins curieux.

Justice à double vitesse ?

C’est en voulant défendre son frère Science Kinkobo, que M. Doudou Kilolo, aurait assené un coup à l’un des assaillants de son frère qui s’en est sorti avec un œil enflé. Appelée à la rescousse, la police des environs a amené tout le monde à la commune de Kintambo. Le dossier a été traité par l’OPJ Chicco, sous l’autorité du major Ndume.

Pendant ce temps, la même police a abandonnée à son triste sort, Madame Bénédicte Ngoy, victime de l’accident, qui a d’ailleurs obtenu une ordonnance au niveau de l’hôpital de KIntambo, que les propriétaires de la jeep ont carrément refusé de prendre en charge, usant le fait que personnes ne les inquiéteraient parce qu’ils appartiennent à la famille présidentielle ; alors que leur frère blessé au niveau de l’œil a obtenu des soins aux frais de la famille Kinkobo.

Depuis le matin de jeudi 8 septembre vers 9 h, MM. Science Kinkobo et son frère Doudou Kilolo, croupissaient encore au cachot de la police de la commune de Kintambo, avant d’être transférer au parquet, pour finir au CPRK (Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa), si l’on s’en tient à la promesse qui leur a été faite par Madame Elodie. Mais pendant ce temps, aucun responsable de l’accident de mercredi 7 septembre ne s’est présenté à la police, sauf quelques membres de leur église, dont trois colonels et deux avocats dans une jeep pickup up de la police.

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Alertés, les voisins de M. Science Kinkobo n’arrivent pas à s’expliquer ces faits, pour la simple raison que l’accusé est considéré dans son quartier comme un prêtre catholique, de par son calme et son comportement frisant la non-violence. Ils disent de ne pas conforter la thèse selon laquelle ce dernier a frappé les gens, chose qui ne s’est jamais réalisé depuis son enfance. Tout compte fait, ils attestent que les personnes qui se sont heurtées avec lui, sont simplement mal intentionnées et cherchent à lui causer du tort pour rien.

Au niveau de la rédaction du journal La Référence Plus où M. Science Kinkobo preste comme journaliste reporter, personne ne peut croire à la version selon laquelle l’intéressé a frappé sur quelqu’un. Cherchant à le tirer du danger qui le guette, la rédaction de la Référence Plus a dépêchée des collaborateurs pour se rendre compte de l’effectivité du dossier. Au contraire, au niveau du sous-commissariat de la commune de Kintambo, l’OPJ Chicco qui ne s’est jamais rendu sur les lieux des accrochages pour retracer les faits, s’est curieusement permis de dire à l’un des collaborateurs du journal, que le sort de M. Science Kinkobo est déjà scellé pour des raisons que personne ne peut élucider.

D’autre part, toutes les démarches entreprises par La Référence Plus au niveau de la haute hiérarchie de la Police nationale congolaise et des plusieurs autres autorités de la place, se sont avérées vaines. En attendant, seules les Ong de défense des droits de l’homme dont Journaliste en Danger (JED) et la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) ont été contactées par notre rédaction, au cas où il arrivait malheur au journaliste Science Kinkobo. Voilà où nous amène l’Etat de droit dont l’annonce était très applaudie par la population. Dossier à suivre…

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