Moïse Moni Della demande au président Félix Tshisekedi de décréter la date de la fin du ramadan, jour férié en RDC.

Moïse Moni Della demande au président Félix Tshisekedi de décréter la date de la fin du ramadan, jour férié en RDC.

Son plaidoyer est subsidiaire à la décision du chef de l’État de faire du 6 avril, date anniversaire de l’Église kimbaguiste, une journée chômée et payée sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

Pour le musulman Moïse Moni Della, au nom de la laïcité, de la justice, de l’équité et du bon sens dans un État de droit, le président de la République devrait aussi reconnaître une des fêtes des musulmans notamment l’Aïd El-fitr marquant la fin du mois sacré de Ramadan, comme une journée chômée et payée. « Ne pas le faire, dit-il, serait une injustice manifeste, inacceptable aux yeux des musulmans congolais ».

« Le mépris des musulmans congolais, mieux l’exclusion de cette communauté, date de la colonisation. Il est temps d’y apporter réparation.Tenez, les fêtes chrétiennes de Noël et de Pâques ont toujours été des journées chômées et payées au pays. Si les kimbaguistes bénéficient aujourd’hui de cette faveur ou droit, pourquoi pas les musulmans ? Ces derniers sont-ils citoyens de seconde zone ? La laïcité ne veut-elle pas dire tout simplement qu’il n’y a pas en RDC une religion d’État ? Que toutes les religions sont logées à la même enseigne ? », s’est-il interrogé à haute voix.
A ses yeux, la laïcité proclamée dans la Constitution dans son premier article veut tout simplement dire que la RDC est un État de droit indépendant de toutes les confessions religieuses. Il est non confessionnel, non inféodé, non partisan, sans penchant.

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Le leader de CONADE illustre l’exclusion des musulmans congolais par un autre exemple frappant. Il parle de la commission électorale nationale indépendante (CENI). « Comment expliquer que depuis sa création, aucun musulman n’a dirigé cette institution d’appui à la démocratie ? Pourtant, ce ne sont pas des compétences avérées et certifiées en la matière qui manquent », a-t-il déploré.

Très rationnel et toujours objectif dans ses analyses, Moïse Moni Della reconnaît le combat du prophète Simon Kimbangu mais pense au même que les musulmans devaient aussi avoir droit au chapitre.  »Accorder aux kimbaguistes une journée chômée et payée est une bonne chose, vu le combat mené par Simon Kimbangu pour l’émancipation de l’homme noire. Mais, ne pas le faire pour les musulmans peut être assimilé à une violation de la Constitution qu’ils ne pourront en aucun cas accepter. Nous demandons respectueusement au président de la République de corriger et mieux de réparer cette discrimination, en sa qualité de garant de la constitution et de père de la nation », a-t-il insisté.

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Lors de la fête de cinquantainaire de l’Eglise kimbanguiste le 6 avril 2021 à Nkamba, dans le Kongo central, le chef de l’État, Félix Tshisekedi avait demandé aux présidents du Sénat et de l’Assemblée de proposer un texte, pour faire de la date du 6 avril marquant le début de la mission prophétique de Simon Kimbangu, une journée chômée et payée en RDC.


OURAGAN

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