Noël Tshiani invite les députés nationaux à « ne pas ratifier le traité» de l’adhésion de la RDC à l’EAC

Le relations entre le Président de la République et l’ancien candidat président Noël Tshiani ne semblent pas au beau fixe.

C’est une petite musique fredonnée avec insistance ces dernières heures : la signature de l’adhésion de la République Démocratique du Congo a-t-elle eu raison de la relation entre Félix Tshisekedi et Noël Tshiani ?

Alors que le Président congolais croit que l’intégration de la RDC à cette communauté régionale permettra non seulement de relancer l’économie du pays mais aussi de résoudre l’épineuse question sécuritaire, notamment dans la partie Est, Noël Tshiani pense l’inverse.

Ce professeur d’économie estime qu’il a été moins prudent de faire l’entrée dans l’EAC pendant que le Rwanda est en agression contre la RDC à travers le Mouvement du 23 mars.

« Avec les rebellions montées par Kigali (M23) pour déstabiliser la RDC, notre pays serait naïf d’accepter la libre circulation des Rwandais et Ougandais envahisseurs dans le cadre de l’EAC », indique Noël Tshiani sur son compte Twitter. Sans aller par quatre chemins, il invite les députés nationaux à « ne pas ratifier ce traité qui ne nous profite pas.»

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L’initiateur de la proposition de loi sur la « congolité » estime plutôt que la République Démocratique du Congo aurait pu s’inspirer de l’Afrique du Sud qui avait dit « non » à l’entrée du Rwanda dans SADC à cause de son activité militaire dans la partie Est de la RDC.

« L’Afrique du Sud s’était opposée à l’entrée du Rwanda dans SADC à cause de son agression de la RDC. La signature de l’entrée de la RDC dans EAC qui a le Rwanda en son sein est une honte. Un jour après la signature du traité, le M23 (armée Rwandaise) a attaqué les FARDC », regrette l’ancien candidat à la présidentielle de 2018.

Partant de cette révélation de Tshiani, on est en droit de dire que les étrangers semblent connaître et se soucier des problèmes du pays plus que les congolais eux-mêmes. À présent, l’unique salut se trouve entre les mains de l’Assemblée nationale, qui fera œuvre utile de revenir de fond en comble sur cette question. Le contraire serait mettre l’avenir de tout un pays en danger.

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Rappelons que, le M23, qui a ressurgit dans la province du Nord-Kivu, met la pression sur le gouvernement congolais à aller à la table des négociations en vue de trouver d’un commun accord l’issue à cette crise.


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