RDC: le Gouvernement donne des pistes pour juguler la pénurie du carburant

L’approvisionnement en carburant continue à défrayer la chronique à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC). Cette situation, faut-il le souligner, est une des conséquences du conflit Russo- Ukrainien.

Pour éclairer la lanterne de l’opinion, le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya et ses collègue des Hydrocarbures et des Finances ont, par le biais des professionnels des médias, dévoilé les stratégies mises en place par l’équipe gouvernementale dirigée par Sama Lukonde Kyenge pour faire face à cette réalité.

Le ministre des Hydrocarbures Didier Budimbu a martelé que les prix du carburant restent inchangés dans les stations services et qu’il n’y a pas pénurie.

« Je puis vous garantir qu’il n’y a pas rupture de stock, mais on avait tout simplement un problème logistique. La SEP Congo qui prend en consignation les produits de tous les commerciaux a eu quelques difficultés et ses véhicules ne sont pas sortis pour approvisionner les stations comme d’habitude. Du coup, une folle rumeur a circulé sur la pénurie alors qu’il n’en était rien », a expliqué Didier Budimbu.

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Et d’ajouter : « Suite à cette rumeur, les gens se sont afflués devant les stations pour s’en approvisionner au-delà de quantités habituelles ».

Pour ce faire, le ministre des Hydrocarbures invite la population à changer ses habitudes par rapport à l’achat à la pompe. 

« Depuis un bon moment le litre coûte 2095 FC à la pompe alors qu’il devait coûter 3485 FC. L’écart est donc pratiquement de 66%. L’Etat paye donc 1400 FC à chaque litre acheté. Donc chaque mois, sur 66 millions de mètres cubes achetés, l’État dépense près de 42 millions de dollars », a-t-il ajouté.

Au regard de la situation qui prévaut actuellement, le ministre Didier Budimbu a rassuré que le stock actuel en carburant a une durée de trois mois. Mais entre-temps, a-t-il renchéri, le ravitaillement se fait régulièrement au fur et à mesure.

Prenant la parole à son tour, le ministre des Finances, Nicolas Kazadi est revenu sur les stratégies mises en place par le gouvernement et qui attendent la validation au Conseil des ministres de ce vendredi 8 avril 2022.

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À l’en croire, il y a des lustres, le secteur pétrolier apportait plus dans le trésor public. 

« Mais à partir de 2014 jusqu’à 2019, on a dû sacrifier les fiscalités pour que les Congolais ne subissent pas de plein fouet les conséquences de cette crise. Au courant du premier semestre de l’année 2021, nous avons payé pour les 9 mois qui restaient 125 millions USD de manque à gagner c’est-à-dire, la différence entre le prix normal qu’aurait dû avoir le litre à la pompe et le peix réel qu’on applique pour éviter aux Congolais une hausse de prix. Et pour les trois mois restants, les pétroliers nous ont réclamé près de 122 millions USD. Nous avons réduit ce montant et avons commencé à payer », a indiqué Nicolas Kazadi.

Et d’ajouter : « Mais tant que les prix à l’international continuent d’augmenter, la dette s’accroît et les pétroliers refusent de continuer à faire crédit à l’Etat Congolais ».

En terme des pistes de solutions face à cette crise, Nicolas Kazadi, dans un premier temps, avec son collègue des hydrocarbures et les pétroliers, réfléchissent sur comment maintenir un niveau supportable à la station. C’est-à-dire continuer à subventionner, mais de manière supportable.

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Deuxièmement, dans d’autres secteurs comme le minier qui est un gros consommateur de produits pétroliers, il n’y a pas de raison de continuer à faire de subvention. 

Troisièmement, probabilité de réajuster le prix à la pompe. Pour cela, un travail se fait au ministère de l’Economie, hydrocarbures et finances pour apporter de données précises au Conseil des ministres de ce vendredi.

Dernier à prendre la parole à ce briefing, le ministre de la Communication et médias a rappelé l’ampleur de la crise Ukrainienne qui impacte sur la situation actuelle du carburant en RDC.

Serge Mavungu opinion-info.cd

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