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RDC : << Le pays a besoin d'un troisième révolutionnaire après Mobutu et Mzee Kabila >> (Gabriel Banza)

Après les incursions des miliciens Bakata-Katanga dans plusieurs villes du grand Katanga qui avait causé la mort de plus d’une trentaine des personnes, les réactions ne cessent de tomber. Selon le  Professeur Gabriel Banza Malale  « L’État n’est pas gouverné ».
Ce dernier estime ceci : « On a assassiné crapuleusement le souverain primaire du Katanga, et plusieurs jours après, les faits ne sont toujours pas élucidés. Dans la population, tout le monde spécule. C’est une preuve irréfragable que l’État n’est pas gouverné».
Il poursuit : << Nous subissons le choc de la mal gouvernance. Comment un incident d’une gravité aussi rare autant que l’abattage de ces souverains primaires, laissent indifférentes les autorités de l’État ? Depuis plus de vingt jours, l’opinion ne sait pas exactement ce qui s’est passé >>.
Face à cette situation, le député Gabriel Banza Malala estime que le pays a besoin d’une troisième révolution. Il est revenu sur la révolution de Mobutu qui était la première, suivie de la deuxième, celle de l’AFDL conduite par M’zée Laurent Désiré Kabila. Pour lui, il est temps d’inviter le souverain primaire, le citoyen congolais où qu’il se trouve, qu’il revendique la bonne gouvernance de l’Etat. Cette bonne gouvernance aura comme effet d’impacter la démocratie politique, économique, sociale et culturelle du pays. Cela permettra la bonne gestion, juste et équitable. Et cela pour la transparence et la représentation de tous dans l’exercice et la jouissance de la souveraineté de l’État congolais.
Il renchérit : « Nous sommes entrain d’être spectateurs malheureusement, de la manière dont on voit les choses de l’État être dilapidées par les individus pour le compte de leurs appétits et au détriment du pouvoir républicain, celui de servir le souverain primaire. Mais, au contraire, ce souverain on le sert en l’assassinant ».
Voyant le mal venir, l’élu national stipule : « Nous vivons des scènes indescriptibles d’exclusion, de tribalisme et de haine, qui vont nous conduire à des conséquences de la mal gouvernance. L’heure est venue pour que chacun prenne ses responsabilités s’inscrivant dans la logique de la revendication de la bonne gouvernance face à l’absence absolue de l’État ».

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