Sit-in réprimé, Lamuka charge Tshisekedi et exige des poursuites

La coalition Lamuka condamne fermement la répression « sanglante » de son sit-in organisé vendredi 22 avril, devant le Palais du Peuple, pour exiger le consensus sur les réformes électorales.

En violation des principes démocratiques, les éléments de la police ont fait usage des balles réelles. Plusieurs militants ont été blessés et le siège de l’ECiDé situé sur le boulevard Triomphal a été saccagé, dénonce le porte-parole du coordonnateur de Lamuka, Albert Mukulubundu, qui fait porter la responsabilité de ces violences au président Félix Tshisekedi.

« A la suite du sit-in organisé ce vendredi 22 avril 2022 par les militants de Lamuka devant le Palais du Peuple, pour exiger les réformes consensuelles afin d’aboutir aux élections transparentes et démocratiques en 2023, la police nationale sur ordre de Monsieur Tshisekedi, s’est permise de réprimer les paisibles manifestants en tirant à balle réelle sur nos camarades dont certains sont blessés. La même police a occupé et saccagé le siège de l’ECiDé se trouvant sur le boulevard Triomphal faisant, de nouveau, des blessés graves et des dégâts matériels importants…. La coalition Lamuka condamne les attaques de la police nationale et exige des poursuites contre les auteurs de ces actes de violence », a-t-il déclaré.

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Cette répression policière est condamnée par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) qui invite les autorités judiciaires et de contrôle du comportement des forces de l’ordre à ouvrir une enquête en vue de tirer les leçons de ces tristes événements et de traduire les responsables de violations des droits de l’homme devant les instances compétentes.

« A l’approche des échéances électorales, il est plus que jamais nécessaire de rendre effectives les lois garantissant la liberté de manifestation pacifique et encadrant son exercice », a indiqué le BCNUDH.

Lamuka insiste sur le consensus

Adolph Muzito

Pas d’élections apaisées et transparentes sans des réformes consensuelles, insiste le regroupement politique dirigé par le Premier ministre honoraire, Adolphe Muzito.

« Lamuka réitère son souhait pour la tenue d’une rencontre regroupant les forces vives de la nation afin de mettre en place des réformes consensuelles pouvant conduire le pays et notre peuple aux élections démocratiques et transparentes en 2023 », a martelé Albert Mukulubundu.

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Lamuka ne comprend pas pourquoi » monsieur Tshisekedi a accepté de dialoguer avec les mouvements terroristes du M23, CODECO et autres, sous la médiation de l’organisation des Etats de l’Afrique de l’Est constituée majoritairement des États qui soutiennent ces terroristes qui pillent, violent et tuent nos paisibles populations dans l’Est de la RDC » mais refuse curieusement de rencontrer les forces politiques et sociales pour des discussions sur les réformes électorales, voie idéale pour des organisations apaisées et transparentes.

La classe politique apporte son soutien à Lamuka

Francine-Muyumba

Les violences subies par les militants de Lamuka n’ont pas laissé indifférente la classe politique congolaise. Sénatrice du FCC, Francine Muyumba rappelle au régime Tshisekedi que les Congolais aspirent à un Etat de droit sans faille. L’élue de la famille politique de Joseph Kabila appelle à la dépolitisation des services de sécurité.

« Il nous faut une police dépolitisée. Les Congolais aspirent à un État de droit sans faille. Je condamne la violence dont ont été victimes les membres de l’ECIDE. La vie politique devrait se limiter au combat d’idées. Il est plus que temps de faire preuve de responsabilités », a-t-elle rappelé.

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Claudel Lubaya, député national et membre du Groupe de 13 personnalités signataires de l’appel du 11 juillet 2020 pour un consensus sur les réformes électorales (G13), s’est aussi insurgé contre cette violence « excessive ».

« Le débat démocratique est incompatible avec toute forme de violence contre des manifestants sans défense. Je m’insurge contre la violence excessive à l’endroit des militants ECIDE; répression qui perpétue les pratiques condamnées hier et qui dégradent notre jeune démocratie », a-t-il déclaré.

Face à ces tensions, le BCNUDH a réitéré sa disponibilité de soutenir les efforts visant à prévenir les violences et à garantir un processus électoral respectueux des droits de l’homme.

Reagan Ndota
Ouragan FM

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