Tribune Libre : Le Rwanda n’a pas le droit de demander la démission d’un congolais à un poste auprès d’un autre État. (Alain Bolodjwa)

De plus en plus, des voix s’élèvent pour soutenir Déborah Kayembe dans sa révolte contre le récent accord signé entre le Rwanda et le Royaume uni. L’analyste politique, Alain Bolodjwa fait partie de ceux qui ne cachent pas leur désenchantement face a la tentative du Rwanda d’obtenir la d’échéance de la scientifique congolaise au sein de l’administration de l’Université d’Edinburgh.

Pour Alain Bolodjwa, Déborah Kayembe mérite un soutien national. « Déborah Kayembe mérite notre soutien. Ce qui est vrai est que Monsieur Kagame a pris beaucoup d’épaisseurs justement parce qu’il considère, pour sa part, que la RDC est faible. Il a beaucoup de ramifications en termes de centre d’intérêts vis à vis des occidentaux qui le soutiennent. » a-t-il dit

Et de poursuivre: « le Rwanda nourrit pas mal d’ambitions, entre autre la vision « Ima Tutsi » qui vise à s’emparer d’une certaine partie de la RDC pour permettre l’extension du peuple Tutsi. Et si nous comptons uniquement sur Félix Tshisekedi pour infléchir cette influence Rwandaise, cela n’aboutirait pas »

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Notons que Deborah Kayembe Buba rectrice de l’Université d’Edinburgh en Ecosse, au Royaume Unis fait l’objet d’une menace de licenciement dans son université sous l’instigation du président rwandais Paul Kagame.

Elle s’est opposé personnellement à l’accord de transfert des réfugiés conclu entre le Rwanda de Paul Kagame et le Royaume Unis de Boris Johnson.

Pour cette rectrice, le Rwanda fomente un projet de balkanisation à long terme de la République Démocratique du Congo en accueillant en masse des réfugiés provenant du pays de Boris Johnson. Debora Kayembe a appelé les congolais à la vigilance face à cet accord qu’elle qualifie d’un coup monter pour la balkanisation à long terme de la RDC.

Pour rappel, les clauses de l’accord entre le Rwanda et le Royaume Uni passe par un pactole de 150 millions de livres que le pays de Boris Johnson devra payer pour la prise en charge de ces réfugiés. Il convient aussi de noter que ce n’est pas la première fois que le Rwanda ouvre ses portes aux réfugiés étrangers.

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En 2019, il avait accueilli des réfugiés évacués en Libye par le Haut Commissariat des Réfugiés (HCR) le temps que leur demande d’asile soit examiné par les pays occidentaux. Plus récemment, le Rwanda a accueilli les afghans fuyant les atrocités des talibans après le départ des américains de l’Afghanistan.

Hénoc Mpongo
congo-press.com

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