Dans la capitale congolaise, l’inquiétude monte parmi les professionnels de santé face à l’indifférence gouvernementale concernant le paiement de leurs salaires. À Kinshasa, le Syndicat National des Médecins (SYNAMED) tire la sonnette d’alarme sur les conditions de vie précaires de ses membres, exacerbées par le retard de paiement de leurs émoluments de février 2024. Docteur Patrick Boloko May, secrétaire exécutif provincial du SYNAMED, ainsi que son adjoint, Docteur Blaise Lunzayiladio Makiese, ont officiellement averti que sans intervention gouvernementale sous 48 heures, des mesures syndicales seront prises. Cette situation critique souligne l’urgence d’une action rapide pour éviter une paralysation des services de santé, risquant d’aggraver encore la détérioration des conditions socioprofessionnelles des médecins à Kinshasa.
La rémunération des médecins, déjà amoindrie par la dévaluation monétaire, place ces derniers face à une situation de précarité alarmante. Les retards de paiement récurrents ont des conséquences directes sur leur capacité à subvenir aux besoins de leur famille, à payer leur loyer, et même à maintenir leurs enfants à l’école. Face à cette indifférence gouvernementale, le SYNAMED exprime son indignation et se prépare à des actions plus radicales si nécessaire.
Cette crise met en lumière les défis auxquels sont confrontés les professionnels de santé en RDC, dans un contexte économique déjà difficile. Le gouvernement congolais est ainsi appelé à agir de toute urgence pour résoudre cette crise salariale et éviter des conséquences désastreuses sur le système de santé du pays. Dans l’espoir d’une résolution rapide, le SYNAMED demeure mobilisé pour défendre les droits de ses membres et assurer la continuité des soins pour la population congolaise.
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