Luanda, 15 octobre — Le président angolais João Lourenço place la médiation au cœur de sa politique régionale et affirme que la levée des « menaces existentielles » pesant sur la RDC et le Rwanda ouvrirait la voie à une paix durable dans les Grands Lacs. Devant le Parlement, il a détaillé les mesures qu’il juge indispensables et rappelé l’implication de Luanda dans la facilitation du dialogue.
Depuis Washington, Patrick Muyaya a dénoncé la rencontre des forces socio-politiques réunies autour de Joseph Kabila à Nairobi, parlant d’un rassemblement de « fugitifs » et de « condamnés ». Les participants ont, eux, annoncé la création du « Mouvement Sauvons la RDC » au terme d’un conclave tenu les 14 et 15 octobre à Nairobi.
La plateforme « Sauvons la RDC », réunie pendant deux jours à Nairobi, a déclaré refuser l’arrêt de la Haute Cour militaire qui a condamné à mort l’ancien chef de l’État Joseph Kabila le 30 septembre 2025. Les opposants affirment que la décision, rendue au terme d’un procès tenu en son absence, viole la Constitution et la loi sur le statut des anciens présidents.
C’est une pression qui ne cesse de monter. Alors que Félix Tshisekedi a confirmé, ce 25 juillet en Conseil des ministres, l’imminence du remaniement gouvernemental promis depuis janvier, les voix s’élèvent pour réclamer bien plus qu’un simple ajustement de casting. Parmi elles, celle de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), qui appelle à une refonte profonde et orientée vers l’intérêt national.
L’audience de ce jeudi 31 juillet 2025 marque un tournant dans l’affaire qui secoue les coulisses du pouvoir congolais depuis plus de deux ans. Devant la Haute Cour Militaire siégeant en matière répressive, les avocats de la défense de François Beya Kasonga, ex-conseiller spécial en matière de sécurité du président Félix Tshisekedi, entrent en scène pour plaider leur cause. À leurs yeux, ce n’est pas leur client qui a comploté contre l’État, mais bien lui qui en a été la cible.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) accélèrent leur stratégie d’influence dans la gouvernance du pays en passant d’un rôle d’observateur moral à celui d’acteur de propositions concrètes.
Depuis janvier 2025, la province du Maniema est confrontée à une montée inquiétante des cas de choléra, avec 3 304 personnes infectées et 120 décès enregistrés. Cette situation place les autorités sanitaires face à une urgence sanitaire persistante, comme l’a confirmé le docteur Placide Welo Okitayemba, directeur du Programme national d’élimination du choléra et de lutte contre les autres maladies diarrhéiques, actuellement en mission à Kindu.
L’ancien président Joseph Kabila est arrivé à Bukavu ce 23 juin, dans une atmosphère chargée d’incertitudes. Après un mois de présence discrète à Goma, cette visite dans le Sud-Kivu suscite une série d’interrogations dans un contexte marqué par l’expansion territoriale de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23, qui contrôlent aujourd’hui plusieurs villes de l’est de la République démocratique du Congo, dont Bukavu elle-même.
La République démocratique du Congo a réaffirmé sa détermination à intensifier la lutte contre la corruption lors de la 16e session du Groupe d’examen et du Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée sur la prévention de la corruption, organisée à Vienne du 16 au 20 juin 2025.
Les États-Unis recommandent formellement à leurs ressortissants de ne pas voyager en République démocratique du Congo. Dans son dernier bulletin publié par le Département d’État, Washington place la RDC au niveau d’alerte 4, soit le seuil maximal, invoquant un environnement instable et la difficulté d’assurer une assistance consulaire sur le terrain.
Le Rwanda reconnaît, pour la première fois, travailler de façon coordonnée avec le groupe rebelle AFC/M23, actif dans l’Est de la RDC. Kigali présente cette relation comme une mesure « défensive » liée, selon lui, à la protection des Tutsi et à la prévention d’une nouvelle vague de violences à caractère génocidaire.
Le 26 juin 1945, 50 États signent la Charte des Nations Unies pour éviter le retour des guerres mondiales. Quatre-vingts ans plus tard, l’idée d’un monde régi par des règles est fragilisée, alors que les crises se multiplient et que les grandes puissances imposent plus souvent le rapport de force.