Dans la matinée du 2 avril, la commune de Mangina, située à l’ouest du territoire de Beni, au Nord-Kivu, a été le théâtre d’une attaque sanglante perpétrée par les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF). Ciblant spécifiquement le centre de santé de référence de Mangodomu, les assaillants ont non seulement semé la terreur mais également pillé et incendié l’établissement. Le bilan provisoire de cette incursion fait état de sept civils tués, dont deux femmes, victimes de balles et de coups de machette.
Les témoignages recueillis sur place font état d’une attaque d’une violence inouïe, qui a débuté aux alentours de 10 heures locales et s’est étalée sur plusieurs heures, laissant la communauté locale en état de choc. Parmi les victimes, la plupart étaient des habitants s’apprêtant à vaquer à leurs occupations quotidiennes. La confusion et la peur engendrées par cette attaque ont également conduit à la disparition de plusieurs personnes, suscitant une inquiétude palpable au sein de la population.
Face à cette agression, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont réagi promptement, menant une opération qui a permis la neutralisation de quatre combattants ADF et la libération de quatre jeunes filles, comme l’a rapporté le capitaine Anthony Mualushayi, porte-parole militaire à Beni. Cette intervention militaire témoigne de la volonté des forces armées de rétablir la sécurité dans la région, bien que la menace des ADF continue de planer.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte de violence persistante dans l’est de la RDC, où les ADF, un groupe armé d’origine ougandaise, ont multiplié les incursions meurtrières. Elle rappelle tristement l’assaut contre le quartier Saio de la ville de Beni, qui avait fait douze victimes à la fin du mois de mars, soulignant ainsi la vulnérabilité des populations civiles face à la barbarie des groupes armés.
La communauté internationale, ainsi que les autorités congolaises, sont une fois de plus interpellées face à cette nouvelle tragédie. Les efforts de pacification et de stabilisation de l’est de la RDC doivent être intensifiés pour mettre fin au cycle de violence qui frappe cette région riche en ressources mais écorchée par les conflits.
Par l’équipe éditoriale

