La région du Nord-Kivu, déjà éprouvée par les conflits armés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles du M23, fait face à une nouvelle épreuve. Les déplacés fuyant les combats se retrouvent maintenant confrontés à une épidémie de Monkeypox, une maladie virale d’origine animale particulièrement contagieuse.
Depuis la fin juin jusqu’à début juillet, les autorités sanitaires ont enregistré 21 cas de Monkeypox dans les zones de santé de Nyiragongo, Goma et Karisimbi. Les populations déplacées, vivant dans des conditions de fortune dans des camps à Goma et dans le territoire de Nyiragongo, sont les plus touchées. Ces communautés, déjà fragilisées par la précarité, sont confrontées à des défis accrus en matière d’hygiène, de nutrition et de logement, favorisant la propagation rapide du virus.
Désiré Buyana, coordonnateur du programme national de communication pour la promotion de la santé au Nord-Kivu, exprime une profonde préoccupation : « La Monkeypox représente une menace sérieuse pour la province du Nord-Kivu, non seulement en termes de santé publique mais aussi sur le plan humanitaire. Il est impératif que des mesures efficaces soient mises en place pour protéger ces populations vulnérables. »
La transmission de la Monkeypox se fait principalement par contact direct avec des animaux infectés ou entre personnes. Prisca Kamala, conseillère du gouverneur du Nord-Kivu en matière de santé, insiste sur l’importance des précautions à prendre : « Il est crucial d’éviter tout contact physique ou sexuel avec les personnes infectées ainsi que tout fluide corporel contaminé, comme le sang, l’urine ou la salive. Le lavage des mains avec du savon ou de la cendre et la consultation rapide d’un centre de santé en cas de symptômes sont essentiels pour limiter la propagation de la maladie.«
Face à cette situation critique, la Division provinciale de la santé lance un appel urgent à l’aide internationale : « Nous avons besoin d’un soutien immédiat des partenaires techniques et financiers, y compris des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales, pour renforcer nos capacités de réponse et prévenir une catastrophe humanitaire. »
En conclusion, la crise sanitaire engendrée par la Monkeypox au Nord-Kivu souligne la nécessité d’une action rapide et coordonnée pour protéger les populations déplacées déjà vulnérables. La réponse humanitaire et sanitaire doit être renforcée pour faire face à cette nouvelle menace virale dans une région déjà marquée par l’instabilité et les crises multiples.
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