Retrait des écoles aux catholiques : « Si l’État pense qu’il peut faire mieux, il est libre. Il prend ses écoles et nous laisse nos bâtiments » (Nshole)

Au cours d’un point de presse tenu, ce vendredi 22 octobre sur la grève des enseignants, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), dans sa déclaration lue par l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, s’oppose à l’idée que la gratuité de l’enseignement de base se repose sur l’exploitation des enseignants.

La CENCO rejette les accusations à son encontre relatives à la manipulation de la grève des enseignants mais elle renvoie la responsabilité de la crise actuelle à l’État « qui n’arrive pas à honorer ses engagements vis-à-vis des enseignants ».

Face aux menaces de retirer la gestion des écoles à l’Eglise catholique, le secrétaire général de la CENCO souligne que l’État a le libre arbitre de prendre ou pas une telle décision.

« Les écoles appartiennent à l’État. Si l’État pense que nous, nous ne contribuons pas assez et qu’il peut faire mieux, il est libre. On ne va pas entrer en guerre avec l’État, il prend ses écoles et nous laisse nos bâtiments, on en fait tout ce que nous voulons. Mais tout ce que nous faisons, ce n’est pas pour l’intérêt de qui que ce soit mais c’est pour l’intérêt de nos élèves« , a déclaré l’abbé Donatien Nshole.

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Par ailleurs, pour extirper tous les maux qui rongent l’enseignement congolais et mener à bien la politique de la gratuité de l’enseignement de base, la CENCO appelle à l’organisation des états généraux de l’Enseignement primaire secondaire et technique (EPST).

Corneille Lubaki actu30

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