AccueilA la UneMalgré une dette...

Malgré une dette sociale de 44,8 millions USD, la SCPT a recruté 2 106 agents sans passer par un test (IGF)

Alors que la Société Congolaise des Postes et Télécommunications (SCPT) est au bord du gouffre, avec une dette sociale estimée à 44,8 millions de dollars américains, les responsables de cette entreprise publique ont baigné dans des pratiques louches.

D’après les enquêtes de l’Inspection générale des Finances (IGF) auprès de la SCTP SA, près de 2 106 agents ont été recrutés dans cette entreprise de l’État sans passer par un quelconque test, et ce, au détriment des compétences que cette entreprise a le plus besoin pour sa relance.

« La SCTP SA a procédé de janvier 2020 à mars 2021 à un recrutement de 2 106 agents, en dépit de sa trésorerie déjà précaire et au détriment du coeur de métiers (soudeurs, mécaniciens, conducteurs d’engins, machinistes, chaudronniers dont la SCTP a pourtant grandement besoin pour la relance de ses activités », révèle l’audit de l’IGF.

Les enquêteurs de l’IGF indiquent que ce recrutement a été effectué sans respect des normes et profils au regard des besoins réels de l’entreprise, et sans tenir compte de l’impact financier de ces recrutements.

Ce document de l’Inspection générale des Finances renseigne également qu’au 31 décembre 2020, le montant dû aux retraités, au titre de décompte final de cette entreprise publique, a été évalué à plus de 89,6 milliards de CDF soit 44,8 millions de dollars américains.

« Au 31 décembre 2020, le montant total dû aux retraités (2 015 agents) au titre de décompte final et des arriérés des salaires se chiffre à 89,6 milliards de CDF soit 44,8 millions de dollars américains. Certains employés de cette entreprise accusent jusqu’à 26 mois d’arriérés de salaire », indique l’IGF.

En dehors des recrutements clandestins organisés par la Direction générale de cette entreprise, l’Inspection générale des Finances accuse le Directeur Général Mabaya et son adjoint Lulendu d’avoir utilisé 959 320 USD sans produire des pièces justificatives.

« La Direction générale a reçu, de janvier 2020 à avril 2021, mensuellement des frais de fonctionnement de 30 500 USD par mois. Le montant total de 952 320, calculé comme suit 59 520 usd x 16 mois restent non justifiés », précisent les inspecteurs des Finances.

En outre, l’Inspection générale des Finances fait savoir que ces observations ont été transmises à la Direction générale de cette entreprise depuis le 20 juillet 2021.

Mitterrand MASAMUNA

Mitterrand Masamuna
Zoom Eco 

Soyez averti chaque fois que nous publions quelque chose de nouveau !

continuer la lecture

Affaire American Fresh Food, les accusations de 61 millions USD contre la DGDA restent sans preuve publique

Le nom de Bernard Kabese Musangu, directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), circule depuis plusieurs mois dans une affaire présumée de détournement de 61 millions USD liée au dossier American Fresh Food.

Rwanda admet une coordination avec l’AFC/M23 et dit avoir poussé au retrait d’Uvira

Le Rwanda reconnaît, pour la première fois, travailler de façon coordonnée avec le groupe rebelle AFC/M23, actif dans l’Est de la RDC. Kigali présente cette relation comme une mesure « défensive » liée, selon lui, à la protection des Tutsi et à la prévention d’une nouvelle vague de violences à caractère génocidaire.

ONU, veto et nouvelles tensions, pourquoi l’ordre international vacille en 2025

Le 26 juin 1945, 50 États signent la Charte des Nations Unies pour éviter le retour des guerres mondiales. Quatre-vingts ans plus tard, l’idée d’un monde régi par des règles est fragilisée, alors que les crises se multiplient et que les grandes puissances imposent plus souvent le rapport de force.