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Ituri et Nord-Kivu : ce que pense Atundu pour l’avenir des provinces en état de siège

L’ambassadeur André-Alain Atundu donne de la voix sur ce qu’il pense de l’avenir des provinces sous état de siège. A la faveur d’une tribune libre, le PCA de la Société nationale d’électricité (SNEL) et ancien ambassadeur de la RD-Congo à l’étranger estime que les populations RD-congolaises, particulièrement celles de l’Ituri et du Nord-Kivu, ont une piètre opinion sur la présence des troupes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RD-Congo (Monusco) en raison de leur inefficacité supposée face aux groupes armés.

«Plutôt que d’inefficacité, il s’agit en fait de l’inaction compte tenu du mécanisme alambiqué de commandement et d’intervention sur le théâtre des opérations», précise-t-il, tout en soulignant que même dans l’hypothèse d’une mission offensive de la MONUSCO, l’implication décisive et déterminante des Etats dont les troupes sont engagées, non seulement complique la donne, bien pire, bloque toute réaction rapide.

De l’avis d’Atundu, pour arracher la présence d’un Etat tiers, comme au Mali, l’Etat intervenant doit identifier dans l’opération ses intérêts réels qui sont généralement de nature d’hégémoniques. Sachant que les troupes nationales d’un Etat tiers n’ont pas pour vocation de risquer leurs vies pour les intérêts d’un autre Etat.

Selon André Alain Atundu, il vaut mieux traiter avec les Etats dont on connaît les intérêts réels, à charge pour les dirigeants nationaux de sauver ceux de la RD-Congo en l’occurrence. A l’en croire, d’abord avec les Etats voisins comme le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, la Tanzanie et le Sud-Soudan autour des intérêts économiques structurant les relations de sécurité à l’Est. Dans cette logique, souligne-t-il, la tâche des experts RD-congolais consisterait à déterminer ces intérêts structurels ou conjoncturels en fonction de la présence active des groupes armés sur le territoire national.

«Il est temps de structurer tous ces intérêts dans le cadre d’un regroupement régional économique comprenant le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, la Tanzanie et le Sud-Soudan avec comme finalité, mettre fin à une méfiance réciproque et épidermique entre nos dirigeants dans le cadre d’une CEPGL élargie. Car, si les accords bilatéraux avec le Rwanda et le Burundi entrent dans cette logique, ils sont néanmoins insuffisants. Alors il est temps d’entreprendre une telle initiative en raison de l’interaction et de la compénétration de nos complexes mais réels intérêts», déclare-t-il.

Pour lui, les dirigeants du pays devraient faire preuve d’esprit d’audace et d’ouverture. Au cas contraire, renchérit-il, l’Est de la RD-Congo restera le ventre mou du pays et de la sous-Région au grand bénéfice des Etats resquilleurs et des flibustiers de tous bords.


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