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Mafia minière en RDC : Les secrets inavouables des creuseurs et des puissants

Enquête de l’Inspection générale des Forces armées de la RDC révèle des liens troublants avec des personnalités influentes

En juin de l’année dernière, l’Inspection générale des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a diligenté une enquête approfondie concernant les activités des creuseurs opérant sur les permis miniers du groupe kazakh ERG.

Selon le rapport de la société ERG, relayé par Africa Intelligence, les auditions menées sur place ont mis en lumière l’implication de certains membres éminents de la famille présidentielle dans ces activités, ainsi que celle d’une coopérative appartenant à Fifi Masuka Saina, gouverneure par intérim de la province du Lualaba.

Le Président directeur général d’ERG, Benedikt Sobotka, avait prévu de rencontrer le Président de la RDC, Félix Tshisekedi, mais cette rencontre a été annulée en raison de la présence massive de creuseurs dans la zone du PE 591 ces derniers mois. Ces creuseurs opèreraient sous la protection des éléments du 622ème bataillon QG de la 22ème région militaire, ce qui a suscité des soupçons de collusion avec l’armée et de corruption au sein de la hiérarchie militaire locale.

Face à ces préoccupations, le groupe kazakh s’est tourné vers le ministère de la Défense pour solliciter l’appui de l’Inspection générale des FARDC, comme l’a rapporté Africa Intelligence.

Un document interne d’ERG, consulté par un média français, a fait état d’informations délicates révélées lors de la descente sur le site de l’Inspection générale des FARDC, en présence de représentants du groupe minier. L’une des déclarations frappantes provenait d’un creuseur présent sur place, qui a mentionné nommément « Maman Marthe », la mère du Président Félix Tshisekedi, en lien avec la concession minière.

Selon Africa Intelligence, le coordonnateur des creuseurs, Franck Kabamba, aurait également rapporté que Thierry Tshisekedi, le frère du président, supervisait l’exploitation des minerais dans la zone. Ce même homme aurait été impliqué dans la séquestration d’un magistrat venu enquêter sur place depuis Kolwezi.

La commission d’enquête, qui s’est rendue dans la zone de Kalukundile le 16 juin dernier, était placée sous la direction du général-major Charles Muhindo Akili Mundos, assisté de onze officiers de l’armée, dont les généraux de brigade Patrick Mbayo Ngoy, Pero Minengo et Kyalandja Kingombe.

Cette enquête a révélé des liens troublants entre les activités des creuseurs sur les permis miniers d’ERG et des personnalités influentes, suscitant ainsi de sérieuses interrogations sur la transparence et l’équité dans l’exploitation minière en République démocratique du Congo. Les résultats de cette enquête pourraient avoir des répercussions significatives sur les acteurs impliqués et la gouvernance des ressources naturelles du pays.

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