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2e édition du Festival NKUMB’Art : Félix Tshisekedi déterminé à établir le pont entre le peuple Congolais et la diaspora afrodescendante africaine

Après le success-story de la première édition organisée en décembre 2021 sur le site touristique SELI SAFARI ZONGO, située dans la province du Kongo Central, dans la partie Ouest de la République Démocratique du Congo (RDC), édition qui s’inscrivait dans le cadre de la campagne pour l’inscription de la Rumba Congolaise sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, l’Asbl Dynamique Plus, pour donner des jambes à cette idée, a créé le mouvement culturel  » NKUMB’Art  », matérialisé par le festival  » Rumba in the Jungle  ». La Rumba Congolaise étant ainsi inscrite, mission accomplie, place à la fête. En effet, la deuxième édition du Festival NKUMB’Art dont les activités s’étaleront entre août et septembre 2023, est placé sous le patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui tient mordicus à établir le pont entre le peuple Congolais et la diaspora afrodescendante africaine éparpillée dans le monde entier, et plus particulièrement dans les Amériques.

A en croire ses initiateurs, NKUMB’Art est organisé dans le but de positionner la culture comme un instrument de rapprochement des peuples et une opportunité pour le pays d’explorer à travers les arts et le patrimoine culturel le nouveau paradigme de développement économique durable et les atouts pour le renforcement de la cohésion sociale. Rumba in the jungle ne se veut pas simplement être une fête de la musique. Il est également une occasion pour les participants de s’assurer de la manière dont la culture peut impacter économiquement le pays et favoriser la croissance à travers le tourisme et le développement des industries culturelles.



La culture africaine, est longtemps demeurée un objet de musée offert à la contemplation narcissique des autres. Cette culture a rarement été pensée dans sa diversité encyclopédique comme source fécondante d’une praxis articulée au développement du continent. Il est même troublant de constater que, mis à part quelques expériences bien localisées, l’Afrique indépendante elle-même est restée à la traîne sur la question, hésitant à fonder l’exercice politique sur une référence claire à la culture en tant que vulgate des valeurs destinées à éclairer et à orienter l’action publique.

Il est heureux de constater que l’Union Africaine ait décidé de rompre avec cet état de fait en assignant un rôle prioritaire à la promotion culturelle dans ses différents instruments, notamment la Charte Culturelle Africaine (1976), la Charte de la Renaissance Culturelle africaine (2006) voire les considérations pertinentes de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ramassées dans une formule éclairante : « l’Afrique que nous voulons ». Pour donner corps à cette idée, l’Asbl Dynamique Plus a créé le mouvement culturel « NKUMB’Art », matérialisé par le festival « Rumba in the Jungle », dont la première édition a été organisée en décembre 2021 sur le site touristique SELI SAFARI ZONGO.

Cette première édition s’inscrivait dans le cadre de la campagne pour l’inscription de la Rumba Congolaise sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.


En effet, depuis les années Zaïre, lors des rencontres scientifiques et festives sur les deux rives du fleuve Congo, à Kinshasa et à Brazzaville, la revalorisation de la musique congolaise moderne a figuré parmi les points majeurs à l’ordre du jour. Et en évoquant la musique congolaise moderne, il est apparu que la Rumba était l’illustration la plus emblématique de la modernité, ainsi que de la popularité de cette musique depuis le début du XXème, c’est-à-dire à l’époque de l’urbanisation des colonies, jusqu’aujourd’hui.

Toutes les références et les indications au sujet de la Rumba congolaise lors des différentes éditions des Festivals, ont mis l’accent sur l’antériorité historique de cette Rumba congolaise depuis la traite négrière au XVème siècle en Afrique Centrale, en passant par des syncrétismes réalisés sur place dans les Amériques, et notamment en Amérique Centrale, avec les osmoses résultant des rythmes amérindiens, américains ou européens, jusqu’aux mouvements de retour au XIXème avec la colonisation et avec l’implication, en Afrique Centrale, des premières maisons d’éditions et de commerce de la musique afro-cubaine. La Rumba Congolaise ainsi inscrite, sera célébrée au cours de la deuxième édition du Festival NKUMB’Art dont les activités s’étaleront entre août et septembre 2023.

La particularité de cet événement, qui est placé sous le patronage du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, tient du fait de sa mission à établir le pont entre le peuple congolais et la diaspora afrodescendante africaine éparpillée dans le monde entier, et plus particulièrement dans les Amériques. Il est organisé dans le but de positionner la culture comme un instrument de rapprochement des peuples et une opportunité pour le pays d’explorer à travers les arts et le patrimoine culturel le nouveau paradigme de développement économique durable et les atouts pour le renforcement de la cohésion sociale. Rumba in the jungle n’est pas simplement une fête de la musique. Il est également une occasion pour les participants de s’assurer de la manière dont la culture peut impacter économiquement le pays et favoriser la croissance à travers le tourisme et le développement des industries culturelles.

Au-delà d’un événement culturel par essence, le Festival Rumba in the Jungle est un rendez-vous de partage de connaissances et d’expérience, et un outil de plaidoyer pour la mise en place des politiques favorables à l’émergence d’une économie culturelle et créative basée sur la valorisation de notre patrimoine.  Objectifs, promouvoir et sauvegarder la Rumba Congolaise, patrimoine culturel immatériel de l’humanité, et plaider pour la mise en place d’un écosystème favorable à la contribution de la culture à la diversification de l’économie.

Autrement dit, cet événement a pour objectifs spécifiques de : Promouvoir le patrimoine et le tourisme culturel ; Promouvoir la cohésion sociale et le dialogue entre les peuples ; Sceller les retrouvailles entre les afro descendants et leur mère-patrie ;Réunir les acteurs culturels, les opérateurs économiques, les scientifiques et les décideurs pour une meilleure compréhension des enjeux de la culture pour le développement durable, et une synergie d’action. Quid des résultats attendus ?

La Rumba congolaise est célébrée ; Les acteurs culturels, économiques et décideurs politiques ont réfléchi ensemble sur la contribution de la culture au développement durable ; Les représentants des afro descendants sont accueillis et des contacts renoués. Tels sont les résultats attendus de cette édition 2023.


Il sied de noter que pour sa deuxième édition, le Festival Rumba in the Jungle se déroulera en trois temps : 1) Lancement officiel du Festival à Kinshasa ; 2) Symposium scientifique sur la culture et l’économie, et enfin ; 3) Le festival proprement dit sur le site touristique de ZONGO.


Une cérémonie de lancement est prévue en août 2023 pour marquer le début des activités de cette deuxième édition du Festival Rumba in the Jungle.  Elle réunira plusieurs des scientifiques, des décideurs et élus, des acteurs culturels, des opérateurs économiques, et des partenaires techniques et financiers. Occasion pour eux de partager avec les partenaires la vision du mouvement Nkumb’Art et de demander leur adhésion pour une participation active aux événements programmés.

Quant au Symposium scientifique sur la culture et l’économie, celui-ci accueillera des sessions sur le thème « Culture et Economie ». Les contributions croisant enjeux culturels et économiques sont attendues. Elles auront pour but de démontrer que la culture joue un rôle capital dans le développement local. 

C’est une source de revenus liés au tourisme, ainsi qu’un levier de créativité pour la production de biens et services. Aussi, elle est source d’emplois, de développement économique et de croissance. La nécessité d’une politique culturelle nationale, le manque d’infrastructures et d’investissements, le faible accès au financement et aux marchés internationaux, le déficit de compétences techniques, le tourisme culturel, ainsi que les enjeux liés à la propriété intellectuelle et à la concurrence des produits culturels étrangers ; voilà les défis autours desquels porteront les discussions durant ce symposium.

Les différents participants apporteront leur contribution à la réflexion sur le mécanisme à mettre en place pour booster l’économie nationale par les industries culturelles et créatives, dont particulièrement l’industrie de la musique, du cinéma, et les spectacles vivants. 

La grande célébration du festival à Zongo sera ponctuée des moments exceptionnels suivants : 1) Production musicale (Rumba sans mesure) sur le site touristique SELI SAFARI ZONGO ; 2) Inauguration de la stèle représentant le premier ancêtre Muntu et consacrant le retour à la source des afro descendant, et enfin ; 3) Lancement officiel de la plateforme web NKUMB’Art.

Les conclusions principales émergeront des débats de la conférence.

Philippe Katumba

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