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Le Gouvernement RDC défend la cour constitutionnelle et la CENI : vers une démocratie consolidée

RDC, Kinshasa – 31 octobre 2023

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a exprimé son mécontentement envers certaines formations politiques de l’opposition, les accusant de saper la réputation de la Cour constitutionnelle et de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné que les récentes données relatives aux candidats à la Présidence de la République témoignent du rôle positif de ces institutions dans la consolidation de la démocratie congolaise.

Au cœur de la controverse se trouvait la question de la « congolité, » un sujet qui avait suscité de vives polémiques il y a quelques mois. Muyaya a rappelé que l’initiative de la loi Tshiani, qui a été au centre de ces débats, avait été portée par M. Olivier Kamitatu. À l’époque, des inquiétudes avaient émergé, suggérant que le gouvernement, l’Union sacrée ou le Président de la République pourraient utiliser la justice pour entraver certaines candidatures. Toutefois, le déroulement des événements a démenti ces craintes, et selon Patrick Muyaya, cela témoigne de la consolidation de la démocratie en RDC.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue de l’industrie, Julien Paluku Kahongya, le mardi 31 octobre 2023, Patrick Muyaya a déclaré : « Les préjugés allaient jusqu’à penser que le gouvernement, l’Union sacrée ou le Président de la République utiliseraient la justice pour bloquer la candidature de certains. C’était de l’agitation dans tous les sens, des préjugés, et encore une fois, vous constatez que les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Les gens ne se rendent pas compte que la République Démocratique du Congo consolide davantage sa démocratie. »

Le porte-parole du gouvernement a également appelé l’opposition à améliorer son niveau de compétence pour pouvoir rivaliser sur des questions essentielles liées à la vie nationale. Il a exprimé l’espoir que la Cour constitutionnelle recevra également des éloges futurs pour ses futures décisions.

« Je suis le premier à dire que nos amis de l’opposition doivent sortir de la périphérie pour venir challenger notre stratégie industrielle, notamment en ce qui concerne les zones économiques spéciales réparties dans les territoires. Tout ce que nous faisons dans le cadre de l’industrie du cobalt, de la production de batteries qui impliquera plusieurs pays africains, c’est cela le vrai débat. Une chose était de dire que le processus n’était pas transparent, que des candidats allaient être exclus, que ce n’était pas inclusif, etc. Mais lorsque les faits donnent raison, il est nécessaire d’admettre que, à un moment donné, une certaine honnêteté doit prévaloir pour reconnaître que nos analyses étaient erronées, tout comme de nombreuses autres analyses le seront encore à l’avenir. Il faut reconnaître qu’il y a eu de graves préjugés et des procès d’intention envers la Cour constitutionnelle. J’espère qu’autant elle a été applaudie pour ce qui s’est passé hier, autant elle le sera lorsque d’autres jugements ou sentences seront rendus en temps voulu, » a souligné Patrick Muyaya.

Le 30 octobre 2023, la Cour constitutionnelle a rejeté la requête de Noël Tshiani, candidat à l’élection présidentielle, visant à invalider la candidature de Moïse Katumbi, leader de l’Ensemble pour la République, notamment pour « défaut de nationalité. » Quant à la candidature de Félix Tshisekedi, la Cour constitutionnelle l’a validée après avoir jugé « recevable mais non fondée » la requête de Seth Kikuni, un autre candidat à la même élection, qui avait sollicité le rejet de la candidature de Félix Tshisekedi pour « inscription pirate.« 

À présent, la Cour constitutionnelle doit notifier à la CENI les arrêts correspondants après le traitement des recours contestant les listes de candidats. La liste finale des candidats à l’élection présidentielle sera publiée le 18 novembre 2023, conformément à la loi électorale.

Ces élections présidentielles revêtent une importance capitale dans l’histoire politique de la RDC, avec un large éventail de candidats cherchant à diriger le pays vers l’avenir. Le verdict des urnes en décembre déterminera le prochain leader du Congo.

Manassé Kitemoko Kosi

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