Le climat électoral reste tendu dans certaines régions de la République démocratique du Congo à l’approche des élections, notamment dans les territoires de Rutshuru et Masisi, situés dans la province du Nord-Kivu. À deux jours du début de la campagne électorale et à moins d’un mois de la convocation du corps électoral, ces zones ne sont toujours pas enregistrées dans le fichier électoral en cours.
Lors d’une interview accordée à Radio France Internationale (RFI) et France24 le jeudi 16 novembre à Kinshasa, le Président Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession, s’est montré pessimiste quant à la tenue des élections dans ces régions, en raison de l’instabilité provoquée par des groupes rebelles armés.
Bien que le chef de l’État ait précédemment appelé le gouvernement à garantir la participation de tous les Congolais aux élections, il a exprimé des réserves concernant Rutshuru et Masisi, soulignant qu’ils étaient sous la menace des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), considérés comme des alliés des Forces armées rwandaises (RDF).
Félix Tshisekedi a déclaré :
« Malheureusement pour Rutshuru et pour Masisi, je ne crois pas que ça pourrait se faire. »
Il a cependant affirmé la détermination du gouvernement à pacifier ces zones en proie à l’insécurité :
« Qu’à cela ne tienne, nous allons continuer nos efforts pour libérer ces localités, ramener nos compatriotes dans leurs lieux d’origine et imposer cette paix. »
Le président a souligné la complexité de la situation en conciliant la nécessité de stabiliser ces régions tout en poursuivant le processus électoral.
« En même temps, il y a le processus électoral qu’il faut continuer à mener à son terme », a-t-il ajouté.
À deux jours du lancement de la campagne électorale, la question de la sécurité dans ces territoires demeure une préoccupation majeure, mettant en évidence les défis persistants auxquels le pays est confronté en matière de stabilité et de gouvernance.
Manassé Kitemoko kosi

