AccueilA la UneÉlections 2023 en...

Élections 2023 en RDC : Une campagne tumultueuse tire à sa fin

La République Démocratique du Congo (RDC) a été le théâtre d’une campagne électorale exceptionnelle, débutée avec éclat le 19 novembre 2023 et s’achevant le lundi 18 décembre 2030. Près de 44 millions de Congolais sont appelés aux urnes le mercredi 20 décembre, marquant ainsi le point culminant de cette période cruciale.

La présidentielle au cœur des débats

Dans ce 4ème cycle de vote, 19 candidats sur les 26 initiaux demeurent en lice, tous cherchant à remporter la présidentielle et à guider la nation pour le prochain quinquennat 2024-2028. Parmi eux, deux figures centrales ont captivé l’attention : le président sortant, Félix Tshisekedi Tshilombo, et son rival Moïse Katumbi Chapwe.

Violences et intolérances au coeur de la campagne

Cette campagne restera gravée dans les annales, caractérisée par le déversement de moyens financiers et matériels par certains candidats, créant un déséquilibre manifeste. De plus, les tensions ont atteint des sommets, se traduisant par des actes de violence verbale et physique, notamment les tragiques assassinats de deux candidats députés nationaux et d’un militant politique.

Les incidents à Lualaba, Fungurume, Kasumbalesa, et les violences dans le Haut-Lomami et à Moanda sont autant de points noirs dans cette campagne.

Ingérences étrangères et controverses médiatiques

Des tentatives étrangères d’ingérence dans les affaires intérieures du pays ont été dénoncées, notamment par l’Union européenne et des observateurs internationaux. Les médias occidentaux, belges et français en particulier, ont été pointés du doigt pour leur traitement partial, faisant intervenir des « spécialistes » autoproclamés dans les affaires congolaises.

Le duel Félix Tshisekedi vs. Moïse Katumbi

Le duel entre le président sortant, Félix Tshisekedi, et son adversaire, Moïse Katumbi, a marqué cette campagne. Tshisekedi, avec son slogan « Plus Unis, Plus Forts, Plus Prospères, » a mis l’accent sur la consolidation de ses acquis et la continuité, mettant en avant son bilan des 27 jours de campagne à travers les 26 provinces.

À l’inverse, Katumbi, bien que présent dans seulement 33 meetings, a axé son discours sur la lutte contre la corruption et les détournements des fonds publics. Ses déclarations sur certaines régions du pays ont suscité la controverse, et son absence à certaines étapes de campagne a été critiquée.

Autres candidats et l’incident Denis Mukwege

D’autres candidats, tels que Martin Fayulu, Adolphe Muzito, et Constant Mutamba, ont poursuivi leur campagne, bien que la plupart aient eu une visibilité limitée. Le Dr Denis Mukwege, malgré son statut de « novice » politique, a eu des apparitions publiques peu marquantes.

Le défi des contestations et des nouvelles technologies

Les contestations post-électorales sont envisageables, avec des accusations de fraude de part et d’autre. Les médias et les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur dans la campagne, suscitant un regain d’intérêt de la part des Congolais pour ces élections.

En conclusion, le grand jour du vote arrive, fixé au mercredi 20 décembre 2023. Les regards du pays et du monde seront tournés vers la RDC pour connaître le verdict de cette campagne mouvementée.

Par Manassé Kitemoko kosi

Soyez averti chaque fois que nous publions quelque chose de nouveau !

continuer la lecture

Affaire American Fresh Food, les accusations de 61 millions USD contre la DGDA restent sans preuve publique

Le nom de Bernard Kabese Musangu, directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), circule depuis plusieurs mois dans une affaire présumée de détournement de 61 millions USD liée au dossier American Fresh Food.

Rwanda admet une coordination avec l’AFC/M23 et dit avoir poussé au retrait d’Uvira

Le Rwanda reconnaît, pour la première fois, travailler de façon coordonnée avec le groupe rebelle AFC/M23, actif dans l’Est de la RDC. Kigali présente cette relation comme une mesure « défensive » liée, selon lui, à la protection des Tutsi et à la prévention d’une nouvelle vague de violences à caractère génocidaire.

ONU, veto et nouvelles tensions, pourquoi l’ordre international vacille en 2025

Le 26 juin 1945, 50 États signent la Charte des Nations Unies pour éviter le retour des guerres mondiales. Quatre-vingts ans plus tard, l’idée d’un monde régi par des règles est fragilisée, alors que les crises se multiplient et que les grandes puissances imposent plus souvent le rapport de force.