À la veille des élections en République Démocratique du Congo (RDC), la Mission d’observation électorale (MOE) conjointe de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) a révélé sa stratégie de surveillance, lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa.
Le centre de collecte et de traitement des données
Le cœur du dispositif mis en place par la MOE CENCO-ECC réside dans la création d’un « Centre de collecte et de traitement des données » (CTCD). Ce centre, conçu pour fonctionner en parallèle avec le processus officiel de dépouillement, vise à assurer une observation indépendante et transparente des élections présidentielles en RDC.
Manassé Kitemoko kosi a ajouté : « Les deux principales églises du pays ont choisi d’adopter une approche rigoureuse en déployant 25 000 observateurs dans les 1 056 bureaux de vote répartis sur les 26 provinces, couvrant ainsi 178 villes et territoires. Ce dispositif sera opérationnel dès 5h00 jusqu’à l’annonce officielle des résultats. »
Une observation indépendante et transparente
Au cours de la conférence de presse, Mgr Nshole et le pasteur Eric Nsenga ont souligné l’importance d’une observation indépendante et ont exprimé leur engagement envers la transparence électorale.
Mgr Nshole a déclaré : « Nous rendrons public le résultat de notre observation conformément à la loi. Notre objectif n’est pas de remplacer la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), mais plutôt de contribuer à la paix post-électorale en favorisant la transparence. »
La MOE CENCO-ECC a catégoriquement rejeté les allégations d’allégeance partisane, affirmant que son seul objectif est de promouvoir la transparence électorale.
Mgr Nshole a ajouté : « Nous sommes là en tant qu’observateurs, et notre rapport sera basé sur nos observations. Si les résultats de la CENI correspondent à nos constatations, nous le soulignerons. Sinon, nous ferons part de nos réserves, tout en respectant la loi. »
Un regard critique sur les allégations et les intentions prêtées
Les représentants des églises catholique et protestante ont exprimé leur regret face aux spéculations et aux intentions prêtées aux observateurs.
Mgr Nshole a déclaré : « Nous sommes là comme observateurs, et avec notre dispositif en place, nous aurons une idée du vainqueur. Nous évaluerons la cohérence des résultats proclamés par la CENI par rapport à nos observations. »
Eric Senga a souligné : « Le rôle de la MOE n’est pas de contester les résultats, mais de contribuer à faire de la publication des résultats de l’élection présidentielle un moment de célébration. »
Avec une réduction de 16 000 observateurs par rapport à 2018, Eric Senga est confiant dans la crédibilité de la mission, comptant également sur la participation des « observateurs citoyens. »
Conclusion
Manassé Kitemoko kosi conclut : « À l’aube des élections de 2023, la MOE CENCO-ECC demeure la plus importante mission d’observation électorale, perpétuant son engagement en faveur de la transparence et de la paix post-électorale. »
Manassé Kitemoko kosi

