La configuration du futur gouvernement en cette nouvelle législature s’avère être une bataille cruciale pour les partis politiques et regroupements ayant remporté un nombre significatif de sièges lors des élections du 20 décembre 2023. Les enjeux sont élevés, et les tractations vont bon train entre les différents acteurs politiques.
Parmi les grandes manœuvres, on note la création de plateformes telles que le Pacte pour un Congo retrouvé (PCR), porté par des personnalités éminentes telles que Vital Kamerhe, Jean Lucien Bussa, Julien Paluku et Tony Kanku. Cette coalition, officialisée récemment à Kinshasa, vise à renforcer la majorité parlementaire au profit de l’Union sacrée, la plateforme dirigée par Félix Tshisekedi.
Suite à cette annonce, Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS, a entamé des consultations avec des figures influentes de l’Union sacrée telles que Bemba, Bahati et Mboso, en vue de former éventuellement un groupe politique.
Cependant, ces manœuvres et ambitions dévoilées par les membres de l’Union sacrée ne devraient pas avoir d’impact sur la décision finale de Félix Tshisekedi, comme l’affirme Muhindo Nzangi, dont le regroupement politique a obtenu un nombre significatif de sièges.
Selon lui, bien que chaque acteur puisse exprimer ses ambitions, le Président Tshisekedi n’est pas lié au nombre de députés pour la nomination du Premier Ministre. Dans une déclaration à Télé 50, Muhindo Nzangi a souligné : « Non, moi, je ne tremble pas. On ne tremble pas. En tout cas, tout membre de l’Union sacrée a toute légitimité de pouvoir montrer ses ambitions (…) mais c’est le chef de l’État qui va désigner qui va être premier ministre. Parce que c’est l’Union Sacrée qui a la majorité des députés. Le Président n’est pas lié par le nombre des députés. »
Cette déclaration met en lumière la liberté de choix dont dispose Félix Tshisekedi dans la sélection du Premier Ministre, indépendamment du poids politique des différents regroupements au sein de l’Union sacrée.
La Rédaction

