Au cœur du Haut-Uele, la localité frontalière de Bhangha, à quelques encablures de la commune d’Aba et à 84 kilomètres du chef-lieu du territoire de Faradje, a été le théâtre d’un événement des plus préoccupants cette semaine. Sept agriculteurs, dont quatre Sud-Soudanais et trois Congolais, ont été pris en otage par des éléments armés appartenant à la faction rebelle sud-soudanaise de la NAS, selon des sources officielles consultées par BISONEWS.CD.
Le récit des faits par l’administrateur du territoire de Faradje, Emmanuel Madrandele Mandabha, met en lumière le caractère soudain et déstabilisant de cette incursion. Les hommes armés ont fait irruption dans la localité, capturant ces agriculteurs sans émettre de revendications claires. À ce jour, quatre des otages ont été libérés, grâce aux efforts concertés des autorités congolaises et sud-soudanaises, tandis que les trois autres demeurent encore entre les mains de leurs ravisseurs.
Mandabha souligne le caractère complexe de la situation, précisant que les démarches visant à obtenir la libération des otages restants sont en cours. Il évoque également les circonstances entourant cet enlèvement, suggérant que le motif pourrait être lié à une tentative de vengeance de la part des rebelles pour un prétendu enlèvement d’un des leurs en territoire congolais. Toutefois, des investigations révèlent que le prétendu enlèvement serait en réalité le choix volontaire d’un rebelle ayant opté pour une vie agricole, loin des affres de la guerre.
« Nous avons été alertés de cet événement et avons immédiatement lancé des démarches en collaboration avec nos homologues sud-soudanais. Les informations préliminaires suggèrent que les ravisseurs auraient agi en représailles, mais il semble que la réalité soit bien différente. Quatre otages ont déjà retrouvé leur liberté, et nous continuons nos efforts pour obtenir la libération des trois autres », a déclaré Emmanuel Madrandele Mandabha, administrateur du territoire de Faradje.
Face à cette escalade de l’insécurité le long de la frontière entre la RDC et le Soudan du Sud, les autorités locales exhortent la population à la vigilance et à la collaboration avec les forces armées congolaises. Cette récente série d’incidents rappelle la volatilité persistante de la situation sécuritaire dans la région, nécessitant une réponse concertée des gouvernements concernés.
Il est à noter qu’en 2023, les rebelles sud-soudanais de la NASFA ont franchi à trois reprises la frontière pour semer le chaos dans le territoire de Faradje, incendiant des villages et pillant les biens des civils, témoignant ainsi de la nécessité d’une attention constante et d’une action résolue des autorités pour endiguer ce fléau.
Par La Rédaction

