En République Démocratique du Congo, la tension monte suite à la contestation des résultats électoraux pour les députés provinciaux à Kinshasa, en particulier dans la commune de Selembao. David Nsala Nzambi, candidat du Mouvement de Libération du Congo (MLC), dirigé par Jean-Pierre Bemba, conteste les résultats proclamés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), qui n’ont pas été en sa faveur malgré un nombre de voix supérieur à celui de ses concurrents.
Selon Maître Junior IKAPA, avocat de Nsala, son client a recueilli 1449 voix, largement devant ses adversaires, Patrick Dikuyi de l’UDPS-Tshisekedi et Mao Ntuene de la liste ACP-A, qui n’auraient pas franchi la barre des 300 voix. Cette affirmation se base sur 80% des procès-verbaux en leur possession, remettant en question la fiabilité des résultats officiels annoncés par la CENI.
L’équipe de Nsala, confiante en la justice de la cour d’appel, espère une réhabilitation de leur candidat, s’appuyant sur les procès-verbaux et le nombre de voix recueillies. Cet épisode souligne les défis persistants du système électoral congolais et la quête continuelle de transparence et d’équité dans le processus démocratique.
La commune de Selembao attend donc avec impatience la décision de la cour d’appel, qui aura un impact significatif sur sa représentation à l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Cet événement met en lumière les tensions et les enjeux liés aux élections en RDC, dans un contexte où la confiance dans les institutions électorales reste fragile.
Par l’équipe éditoriale

