À Kinshasa, une réunion d’urgence de haut niveau se tient, rassemblant des ministres de la santé de onze nations africaines, dont sept confrontées à des épidémies de Mpox. Cette initiative, orchestrée par l’Africa CDC et soutenue par divers partenaires, vise à renforcer la collaboration transfrontalière dans la lutte contre cette maladie. Bien que le premier cas de Mpox ait été signalé en RDC, le virus s’étend désormais au-delà de ses frontières, touchant principalement les provinces de la Tshopo, du Kwango, et de Kinshasa. Une propagation qui s’accentue notamment dans l’est du pays, où la guerre et la concentration dans les camps de réfugiés favorisent la transmission sexuelle de la maladie.

Le ministre de la santé, le docteur Roger Kamba, a lancé cette rencontre technique, qui précède une session ministérielle prévue samedi. Il exhorte les participants à déployer leurs efforts pour parvenir à des solutions concertées. La responsabilité des décisions prises lors de ce sommet est amplifiée par le soutien explicite du président Félix Antoine Tshisekedi, qui place la santé parmi les six piliers de sa politique.
Les discussions actuelles s’inscrivent dans un contexte de solidarité renforcée, nécessaire pour contenir la propagation de Mpox, qui ne cesse de gagner du terrain en RDC et au-delà. La situation appelle une réponse globale et coordonnée, illustrant la complexité des enjeux sanitaires dans une région déjà éprouvée par divers conflits et crises humanitaires.
Équipe Éditoriale, Bisonews.cd

