Matadi, 3 juin 2024 – L’Abbé coordinateur Jean Jacques Diafuka, responsable du Complexe scolaire Espérance, a lancé un appel pressant au gouvernement congolais pour la subvention de cette institution dédiée aux élèves malentendants. Cette école, unique en son genre dans la province du Kongo-Central, est aujourd’hui menacée de fermeture faute de moyens financiers.
« Depuis Noël 2023, nos 65 enseignants ont cessé de se présenter en classe, faute de motivation, » déclare l’Abbé Diafuka. « Ils ne sont pas payés depuis 2021, année où le soutien financier de la Caritas Autriche a pris fin. » En conséquence, près de 150 élèves, de la maternelle au secondaire, risquent de se retrouver sans éducation spécialisée.
Les démarches pour intégrer cette école et ses enseignants dans le cadre de la fonction publique ont commencé en 2019, mais à ce jour, aucune réponse concrète du gouvernement n’a été reçue. Face à cette situation critique, l’Abbé Diafuka renouvelle son cri de détresse : « Il est urgent que le gouvernement agisse pour garantir l’avenir de ces enfants vulnérables. »
Parmi ces élèves, certains sont censés passer les examens d’État et les épreuves de fin d’études primaires (ENAFEP) cette année. « Le nouveau gouvernement doit faire de la subvention de notre école une priorité pour 2024, » insiste-t-il. « Permettre aux enfants malentendants de Matadi de poursuivre leurs études est une question de dignité et de justice sociale. »
Le Complexe scolaire Espérance, avec ses deux classes de maternelle, huit de primaire et huit de secondaire, représente une lueur d’espoir pour ces jeunes en situation de handicap auditif. La fermeture de cette institution serait une perte immense pour la communauté et un recul pour l’éducation inclusive dans la région.
En attendant une réponse positive, l’inquiétude demeure. L’appel de l’Abbé Diafuka résonne comme un rappel de l’importance de soutenir les institutions éducatives spécialisées, véritables piliers de l’égalité des chances.
L’équipe éditoriale

