Jean-Jacques Wondo, expert militaire belgo-congolais, est en détention depuis plus d’une semaine. L’audience préliminaire de son procès s’ouvrira le vendredi 7 juin 2024, devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe.
Son dossier a finalement été fixé après les récentes arrestations survenues le 19 mai dernier, suite à la « tentative de coup d’Etat« , impliquant plus de 30 individus. Depuis lors, des militaires et des civils sont détenus dans le cadre de cette affaire. Jean-Jacques Wondo, actuellement incarcéré à la prison militaire de Ndolo, collabore avec l’Agence nationale de renseignements (ANR) et occupait depuis février 2023 le poste de conseiller spécial chargé des réformes.
Il lui est reproché une proximité avec Christian Malanga, le présumé auteur du coup d’Etat déjoué le 19 mai au Palais de la Nation. Depuis son arrestation, il a été vu par son avocat à trois reprises. La citation à prévenu émise par l’Auditeur militaire le 4 juin 2024 ordonne sa comparution à 09 heures précises, soit à la Prison centrale de Makala, soit à la Prison militaire de Ndolo, situées respectivement à l’avenue de la Libération, dans la commune de Selembao et l’avenue Kabasele Tshamala, dans celle de Barumbu.
L’audience du vendredi 7 juin va marquer le début d’un procès très attendu au cours duquel Wondo va devoir répondre aux accusations portées contre lui. La présence de hauts responsables parmi les prévenus et l’importance des accusations attirent l’attention des observateurs nationaux et internationaux, qui insistent sur la nécessité d’un procès équitable et transparent.

