Kinshasa, le 7 juin 2024 – Le tribunal militaire de Ndolo accueille ce vendredi le procès des 53 accusés impliqués dans la tentative de coup d’État du 19 mai. Ces individus font face à sept chefs d’accusation, parmi lesquels attentat, terrorisme, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, tentative d’assassinat, association de malfaiteurs, meurtre et financement du terrorisme.
Lors de cette première audience, le tribunal se concentrera sur l’identification des prévenus et la notification des charges retenues contre eux. Les véritables motivations derrière ces actes seront dévoilées au cours des audiences.
Retour sur les faits
Le dimanche de Pentecôte, la commune de Gombe a été le théâtre d’une attaque violente. Des tirs nourris ont éclaté autour de la résidence du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. L’assaut, mené par un certain Christian Malanga, a causé des victimes parmi les policiers et les assaillants.
Les forces de sécurité, appuyées par des militaires, sont intervenues pour neutraliser les attaquants, retranchés à la rotonde du Palais de la Nation. Selon le porte-parole des FARDC, le chef de la bande a été neutralisé.
Quelques heures après l’attaque, la Garde républicaine a interpellé les assaillants, vêtus de treillis arborant les drapeaux de l’ex-République du Zaïre. Ces derniers ont déclaré dans des vidéos partagées sur les réseaux sociaux vouloir « changer la gestion de la République ».
L’armée a annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’État, dressant un bilan de quatre morts parmi les assaillants et plusieurs interpellations. Les prévenus, ainsi que certains militaires accusés d’exécutions extrajudiciaires, sont désormais devant la justice.
La Rédaction

