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Trêve humanitaire en RDC : une stratégie controversée des États-Unis

Lundi à Kinshasa, les journaux se focalisent sur deux sujets majeurs : la trêve humanitaire initiée par les États-Unis entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, ainsi que l’enquête sur un détournement présumé au Sénat, demandée par le ministre de la Justice.

Trêve humanitaire : une mesure hypocrite ?

Jeudi 4 juillet, le gouvernement américain a recommandé une trêve humanitaire de deux semaines sur les lignes de front au Nord-Kivu, à compter de vendredi à minuit. L’Agence congolaise de presse rappelle cette décision, soulignant que cette mesure vise à alléger la souffrance des civils. Toutefois, cette initiative est perçue différemment par les médias locaux.

Pour Le Potentiel, cette trêve est une hypocrisie. Le journal critique la posture des États-Unis, estimant qu’elle ne traite pas la véritable nature du conflit, à savoir une agression du Rwanda contre la RDC. Le quotidien exprime son scepticisme en déclarant que cette trêve est une simple suspension temporaire des hostilités, permettant aux belligérants de reprendre leurs actions après deux semaines, ce qui est inacceptable.

Congo Nouveau ajoute que les États-Unis tentent d’imposer un dialogue au président Félix Tshisekedi. Selon le trihebdomadaire, Washington aurait déjà un plan de négociations avec les rebelles du M23, visant à mettre les parties autour d’une même table pour des pourparlers, ce qui suscite des interrogations sur les véritables intentions américaines.

La Référence Plus se demande pourquoi cette trêve est imposée maintenant, alors qu’aucune organisation internationale ou africaine n’avait auparavant déclaré la nécessité d’un couloir humanitaire. La consultation des parties prenantes par Washington est également remise en question.

Enquête sur le détournement au Sénat

Par ailleurs, la presse kinois se concentre sur l’instruction de Constant Mutamba, ministre de la Justice, concernant le présumé détournement au Sénat. Le Potentiel rapporte que le ministre a ordonné une enquête pour faire la lumière sur cette affaire de 3 millions de dollars de fonds spéciaux d’intervention, détournés par le bureau provisoire du Sénat, selon les accusations du président sortant, Sanguma Tamungonde.

L’Agence congolaise de presse souligne que le bureau provisoire a déjà mis en place une commission d’information ad hoc pour clarifier ces allégations. Cette enquête est perçue par beaucoup comme un signe de la volonté du gouvernement de lutter contre la corruption et de sanctionner les responsables.

Enfin, Africanews conclut que cette affaire pourrait servir d’exemple pour la gestion des fonds publics, une fois les responsabilités établies.

Par la rédaction de Bisonews

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