Le 24 juillet, l’ONG Action Congolaise pour Interdire les Mines a lancé un appel pressant au gouvernement pour qu’il intensifie ses efforts en vue de l’assainissement de la République Démocratique du Congo (RDC) des mines et explosifs de guerre d’ici 2025. Cette demande a été formulée lors d’une campagne de sensibilisation tenue à Goma, dans la province du Nord-Kivu, particulièrement dans les camps de déplacés, tels que Kanyaruchinya, où des banderoles alertent sur les dangers des mines.
Élysée Kabiribiri, chargée de plaidoyer au sein de l’ONG, a souligné que la RDC n’a pas encore pleinement respecté ses engagements vis-à-vis de la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines. « Il reste beaucoup à faire pour soutenir les victimes et fournir une assistance socioéconomique et psychologique », a-t-elle déploré. Elle a également rappelé l’importance de ratifier la Convention d’Oslo, signée il y a quinze ans, qui concerne l’interdiction des armes à sous-munitions.
Kabiribiri a insisté sur la nécessité de rétablir l’autorité de l’État et de mettre fin à l’insécurité pour permettre un assainissement efficace des zones contaminées. « La sécurité est essentielle pour éviter que les groupes armés ne dispersent les armes », a-t-elle précisé. La campagne de sensibilisation, initialement lancée dans les écoles et les églises de Goma et Nyiragongo, s’est maintenant étendue aux camps de déplacés, mettant en lumière l’urgence d’une action coordonnée pour éradiquer les mines et explosifs de guerre.
M.KOSI

