Dans une opération nocturne survenue du 31 juillet au 1ᵉʳ août, les forces de police ont investi le siège de Force du progrès, une faction affiliée à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti dirigé par le président Félix Tshisekedi. L’intervention a conduit à l’arrestation de 137 personnes, dont un individu surnommé « Anti-balle », et à la saisie de diverses armes blanches, ainsi que d’un drone.
Le commissaire provincial de la police, Blaise Kilimbalimba, a décrit la scène en ces termes : « Nous avons interpellé 137 personnes dans cette maison, trouvant une centaine de machettes et un drone. » Il a souligné que cette action visait à neutraliser une menace et à restaurer la sécurité dans la commune de Ngaliema, où la villa en question était devenue un foyer de tension.
Pour les résidents de la zone, cette opération représente un tournant décisif. Un habitant a partagé son sentiment de libération en affirmant : « Nous étions terrifiés par ces individus, qui semblaient au-dessus des lois. Ils pouvaient arrêter et détenir quiconque sans crainte de répercussions. » Un autre résident a ajouté : « Ils se prenaient pour des autorités, empêchant même les forces de l’ordre d’approcher leur propriété. Nous espérons que l’État rétablira l’ordre. »
Cette intervention fait suite à un affrontement survenu près de la résidence de l’ancien président Joseph Kabila, où des membres de Force du progrès ont été filmés en train de s’opposer aux policiers affectés à la protection de la famille Kabila. Le chef de la police a déclaré que les événements de ces derniers jours avaient exacerbé la situation, rendant cette opération nécessaire. Il a précisé que les arrestations avaient permis d’identifier les sources des troubles.
Dans un communiqué, Augustin Kabuya, président ad interim de l’UDPS, a rejeté toute connexion entre les perturbateurs et le parti. Il a demandé que les responsables soient « identifiés et traduits en justice conformément aux lois de la République ».
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