Les tensions au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) semblent loin de s’apaiser. Alors que la Convention Démocratique du Parti (CDP) a annoncé la tenue d’une session extraordinaire pour le 11 août 2024, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, se trouve à nouveau au cœur de vives critiques, exacerbant ainsi les divisions internes.
Dans un communiqué publié peu après l’annonce du report de la session extraordinaire initialement prévue le 8 août, Kabuya a clairement affirmé son autorité en rappelant que « seule l’autorité compétente assurant les prérogatives du président du parti est habilitée à convoquer ladite session inaugurale. » Cette déclaration vise à contrecarrer les initiatives de certains membres du parti qui tentent de prendre des décisions sans son aval, révélant ainsi un climat de défiance croissant.
Kabuya a également indiqué que la session inaugurale pour la législature 2023-2028 serait convoquée « conformément aux dispositions pertinentes de l’article 30 des statuts de ce parti ». Il a tenu à préciser que la CDP n’était qu’un organe de concertation et non de décision. Une commission préparatoire serait mise en place pour gérer les aspects logistiques, financiers et administratifs de cette session.
Depuis juillet, les appels à la démission de Kabuya se sont multipliés, alimentés par des accusations de clientélisme, de gestion autoritaire et d’absence de vision. L’ancien ministre de la santé, Eteni Longondo, qui avait initialement critiqué Kabuya, a finalement accepté de coopérer après avoir été consulté par une commission de bons offices, annonçant la suspension de toutes les activités du parti et l’organisation d’un congrès destiné à trancher sur la gestion du parti.
Face à cette crise, le président Félix Tshisekedi a tenté de minimiser les tensions, affirmant qu’elles étaient le signe d’une vitalité démocratique au sein du parti, tout en exprimant ses inquiétudes quant à l’évolution de la situation.
La question demeure donc : l’UDPS parviendra-t-elle à surmonter ces divisions internes et à restaurer l’unité au sein de ses rangs, ou les fractures finiront-elles par affaiblir le parti à l’approche des échéances électorales ?
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