Les dirigeants des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se sont retrouvés à Harare, au Zimbabwe, pour le 44e sommet de l’organisation. L’un des sujets prédominants des discussions a été la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Bien que les aspects économiques et énergétiques aient été abordés, c’est surtout la situation sécuritaire en RDC qui a retenu l’attention des participants.
Lors de ce sommet, les seize chefs d’État présents ont réaffirmé leur soutien politique, diplomatique et militaire à la RDC. Cet engagement s’inscrit dans le cadre des efforts collectifs pour restaurer la paix et la stabilité dans une région marquée par des conflits armés depuis des décennies. « La SADC réitère son appui face à la crise d’insécurité dans l’Est de la RDC », a rapporté l’Agence congolaise de presse, soulignant ainsi l’importance de ce soutien pour le gouvernement congolais.
Par ailleurs, la présence de troupes combattantes issues de plusieurs pays membres, dont l’Afrique du Sud, le Malawi et la Tanzanie, dans le cadre de la mission de la SADC (SAMIDRC), a été saluée. La situation sécuritaire dans le Nord-Kivu, où ces forces sont déployées, a fait l’objet d’une attention particulière, notamment dans les discussions de la Troïka de l’organe.
En parallèle, João Lourenço, président sortant de l’organisation et médiateur de l’Union africaine, a mis en avant les efforts continus pour parvenir à un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Depuis le 4 août, les deux pays sont engagés dans des pourparlers pour aboutir à un cessez-le-feu durable. Un projet d’accord de paix a été soumis aux deux parties et est actuellement en cours d’examen.
Cependant, les négociations entre les parties congolaises, angolaises et rwandaises ont connu des difficultés, notamment en ce qui concerne le retrait des forces rwandaises des territoires congolais. Le Président angolais a exprimé son regret quant à l’impasse dans l’élaboration du plan de désengagement des forces, pointant du doigt la complexité des négociations.
Au terme de ce sommet, la présidence tournante de la SADC a été confiée au président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, succédant ainsi à João Lourenço.
Équipe éditoriale

