Le 4 septembre 2024, Patrick Mundeke, un figure politique de Goma, a publié une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il accuse l’Inspection Générale des Finances (IGF) de ralentir l’exonération fiscale d’une cargaison humanitaire. Ce convoi, composé de 67 camions remplis de vivres et de non-vivres, est destiné à venir en aide aux populations déplacées de Goma, dans le Nord-Kivu.
Selon Mundeke, la cargaison aurait été bloquée à Goma pendant près de 10 jours en raison d’une lenteur dans le traitement du dossier par l’IGF. Il affirme que la procédure d’exonération est à l’origine du retard dans la distribution de cette aide humanitaire.
Pourtant, après une vérification approfondie des faits, il apparaît que ces accusations ne reposent sur aucun fondement solide. Les documents examinés montrent que la demande d’exonération a été traitée avec une rapidité et une efficacité remarquables. Le premier document, intitulé « RELEVÉ OM 160/2024 N° 39 ANALYSE DES DÉCLARATION D’EXONÉRATIONS », a été produit par la DGDA/Goma le 2 septembre 2024, et soumis à l’IGF le 3 septembre, avec une approbation le même jour. Un second document a été traité le 4 septembre 2024, confirmant également l’exonération le jour même.
Ces informations témoignent du sérieux avec lequel l’IGF a abordé la demande d’exonération. La direction de l’IGF a souligné que la lenteur dans l’acheminement de l’aide humanitaire ne provient pas de leur service, mais d’autres facteurs peuvent être en cause. « Nous nous engageons à traiter les demandes d’exonération avec rigueur et célérité, en particulier lorsqu’il s’agit d’assistance humanitaire », a précisé la direction.
En somme, les preuves disponibles réfutent les allégations de Mundeke, montrant que l’IGF a agi de manière appropriée et rapide dans le traitement de cette demande d’exonération. Les accusations de blocage semblent ainsi infondées.
M. MATUVOVANGA

