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Les ministres appelés à rendre des comptes dans le cadre d’une évaluation rigoureuse

Dans une démarche inédite, chaque membre du gouvernement est désormais sommé de rendre des comptes sur ses activités, répondant ainsi aux exigences de suivi définies par le Président Félix-Antoine Tshisekedi et relayées par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. C’est lors de la 21e réunion du conseil des ministres, tenue le vendredi 8 novembre 2024 à la Cité de l’Union Africaine, que la Première ministre a exposé un outil de suivi destiné à évaluer l’action gouvernementale.

« Cet instrument permet d’établir la traçabilité des directives présidentielles, en répertoriant les actions entreprises, les responsabilités désignées, les délais et les résultats obtenus, » a-t-elle déclaré. Chaque ministre est ainsi invité à soumettre un bilan de ses activités depuis la première réunion du Conseil des ministres. Cet exercice vise à mesurer les avancées réalisées dans la mise en œuvre des politiques publiques et à identifier les obstacles qui entravent la progression des réformes.

La volonté présidentielle d’instituer une évaluation périodique, notamment tous les trois mois, est une promesse que le Chef de l’État entend concrétiser. Cette première phase d’évaluation, amorcée en novembre, concerne particulièrement l’exécution des recommandations et des décisions énoncées lors des conseils des ministres précédents. Par cette démarche, le président Tshisekedi souhaite impulser une nouvelle dynamique dans l’appareil d’État et valoriser les actions concrètes qui auront un impact direct sur le quotidien des Congolais.

En août dernier, au cours d’une entrevue accordée depuis Bruxelles, le président avait laissé entrevoir la possibilité d’un remaniement ministériel en début d’année prochaine. Une décision qui résonne comme une pression supplémentaire sur les ministres, qui se voient tenus d’aligner leurs actions sur les ambitions du Chef de l’État.

L’agenda gouvernemental repose sur six engagements prioritaires : la création d’emplois, la protection du pouvoir d’achat, l’amélioration de la sécurité des personnes et des biens, la diversification de l’économie, l’accès aux services sociaux de base et la modernisation de l’administration publique. Ces objectifs, définis dès l’investiture du président Tshisekedi, tracent la feuille de route du gouvernement pour le mandat en cours.

Pour concrétiser ces engagements, le programme d’actions, estimé à un coût global de 277 066 milliards de FC (environ 92,9 milliards USD), nécessitera des investissements annuels moyens avoisinant les 55 413 milliards FC, soit près de 18,471 milliards USD par an. Ce budget ambitieux illustre la volonté des autorités de transformer structurellement l’économie congolaise et de créer des opportunités pour une population en quête de mieux-être.

À travers cette évaluation systématique, le Chef de l’État ambitionne non seulement d’assurer un suivi rigoureux des réformes, mais aussi de garantir aux citoyens une transparence accrue quant aux actions gouvernementales. En somme, l’heure est à la responsabilité collective, et chaque ministre est appelé à prouver, par des résultats concrets, son engagement au service de la République.

M. KOSI

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