Le 13 novembre 2024, lors d’une interview exclusive accordée à TV5MONDE, la Première ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa, a abordé la question sensible de la révision constitutionnelle. Elle a souligné la nécessité d’examiner certains aspects de la loi fondamentale, tout en insistant sur l’importance d’un consensus national.
« Il y a des choses à revoir, mais il faudra s’accorder sur ce qui doit l’être et ce qui ne doit pas l’être« , a déclaré la cheffe du gouvernement congolais.
Mme Suminwa a rappelé que la Constitution actuelle, promulguée en 2006, n’est pas immuable et peut être adaptée aux réalités contemporaines du pays. Elle a toutefois insisté sur le respect des principes constitutionnels existants et sur la nécessité d’un débat national inclusif pour que les réformes reflètent les aspirations de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le président Félix Tshisekedi a exprimé son souhait de modifier la Constitution, malgré les obstacles politiques et juridiques qui se dressent sur cette voie.
Par ailleurs, une coalition pour le « sursaut national » a été lancée le 9 novembre par plusieurs personnalités politiques et de la société civile, visant à protéger la Constitution de 2006 contre des modifications jugées inopportunes.
La Première ministre a également évoqué l’équilibre délicat entre la stabilité institutionnelle et les réformes nécessaires, soulignant que toute modification doit être soigneusement pesée pour éviter de compromettre les acquis démocratiques du pays.
Cette interview reflète la complexité du débat actuel en RDC sur la révision constitutionnelle, où les enjeux politiques, juridiques et sociaux s’entremêlent, nécessitant une approche prudente et concertée.
Par M. KOSI

