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« Dictature assumée » : Moïse Katumbi dénonce les intentions de Tshisekedi

L’opposant Moïse Katumbi a vivement réagi aux propos tenus à Lubumbashi par le président Félix Tshisekedi, le samedi 16 novembre 2024. Sur la plateforme X, l’ancien gouverneur du Katanga a dénoncé ce qu’il considère comme une interprétation abusive de la Constitution par le chef de l’État.

« L’article 217 de notre Constitution n’a rien d’extraordinaire ni de singulier. Il ne s’agit ni d’une innovation, ni d’un outil permettant de brader la souveraineté du pays », a-t-il déclaré, soulignant que la souveraineté nationale ne doit pas être confondue avec l’intégrité territoriale. Pour Moïse Katumbi, les déclarations de Félix Tshisekedi relèvent d’une stratégie visant à justifier un éventuel maintien au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles.

À Lubumbashi, devant une foule réunie à la Place de la Poste, Félix Tshisekedi avait affirmé avec fermeté son intention de modifier la Constitution. Il a particulièrement pointé du doigt l’article 217, qu’il qualifie de dangereux pour la souveraineté de la République démocratique du Congo. Cet article stipule que « La République démocratique du Congo peut conclure des traités ou des accords d’association comportant un abandon partiel de souveraineté en vue de promouvoir l’unité africaine ». Une disposition que le président considère comme inadaptée dans le contexte actuel.

Pour l’opposant, cette lecture est non seulement erronée, mais également révélatrice des intentions cachées du président. Il accuse ce dernier de vouloir concentrer davantage de pouvoirs entre ses mains. « Il assume avec fierté son glissement vers un régime autoritaire, ce qui est contraire aux aspirations démocratiques de notre peuple », a ajouté Moïse Katumbi.

Les réactions à ces échanges verbaux sont nombreuses dans la sphère politique et sur les réseaux sociaux, où le débat autour de la révision constitutionnelle divise. Tandis que certains soutiennent la nécessité de moderniser certaines dispositions, d’autres dénoncent une tentative déguisée de s’accrocher au pouvoir. Cette question reste au cœur des préoccupations nationales à l’approche des prochaines échéances électorales, exacerbant les tensions dans un climat politique déjà chargé.

Dans ce contexte, l’opinion publique observe avec attention l’évolution de cette affaire, où la souveraineté nationale et les ambitions présidentielles semblent s’entrechoquer.

M. MATUVOVANGA

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