À Bunia, centre administratif de la province de l’Ituri, une délégation de l’UPDF a été observée dans le cadre d’un processus de coordination avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). La présence de cette équipe d’avance, repérée lundi 17 février 2025, s’inscrit dans une série de rencontres destinées à synchroniser les actions sur le terrain en vue de renforcer la sécurité de la région.
Après une première session de travail à Boga, la délégation s’est rendue à Bunia pour poursuivre les échanges. Le Lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des FARDC en Ituri, expliquait : « Cette équipe d’avance a fait le déplacement de Bunia après avoir été dans une autre réunion à Boga, où le Commandant de la 32ème Région militaire accompagné du Commandant Secteur opérationnel ont participé avant de regagner Bunia dans les après-midi ». Ce déplacement, réalisé dans un esprit de concertation, reflète la volonté des responsables de préparer méthodiquement la suite des opérations.
Les discussions ne s’arrêtent pas là. Le Lieutenant Ngongo a ajouté : « Après cette réunion d’harmonisation, une autre se tiendra mardi, en attendant la grande réunion qui se tiendra à Bunia en présence des hauts responsables de deux armées ougandaise et congolaise pour définir de manière ordonnée les actions à mener sur le terrain des opérations et qui seront communiquées officiellement à travers les médias ». Ces rencontres visent à établir un protocole précis pour la conduite des opérations, tout en assurant une information régulière à la population.
Par ailleurs, des informations relayées sur les réseaux sociaux laissaient supposer que l’UPDF prévoyait une intervention dans la ville. Pour répondre à ces allégations, le Gouverneur militaire de l’Ituri, par l’intermédiaire de son porte-parole, a vivement réagi en désignant ces rumeurs de « faiseurs de mensonges qui risquent gros ». L’appel lancé aux habitants insiste sur le maintien du calme, la situation étant déclarée sous contrôle, permettant ainsi aux citoyens de poursuivre sereinement leurs activités quotidiennes.
— M. KOSI

