Le 19 mars 2025, la localité de Mikenge, située dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, a été le théâtre d’affrontements meurtriers entre les miliciens Wazalendo, dirigés par le général autoproclamé Kakobanya Nakalambi, et une coalition composée des groupes Twirwaneho, Androi et Red Tabara, alliée au M23. Ces combats ont entraîné la mort d’au moins cinq combattants affiliés à la coalition Twirwaneho, selon des sources locales.
Les hostilités ont débuté le 23 février, lorsque les forces Twirwaneho/M23 ont pris le contrôle de Mikenge, provoquant le déplacement massif des habitants vers des villages voisins tels que Bilalombili. Malheureusement, ces localités ont également été touchées par les violences, entraînant l’incendie de nombreuses habitations.
Le 6 mars, les combattants Wazalendo ont repris le contrôle de Mikenge. Cette reprise a été suivie d’une accalmie relative, bien que la situation demeure tendue. Pacifique Kararuka, président de la Nouvelle Société Civile du Congo à Kipupu, une localité voisine, a déclaré que « la situation est relativement stable à Mikenge après le ratissage effectué par les Wazalendo sous le commandement de Kakobanya Nakalambi ».
Ces affrontements s’inscrivent dans un contexte plus large d’instabilité dans l’est de la République Démocratique du Congo, marqué par l’avancée du M23 et de ses alliés. Le 19 mars 2025, les rebelles du M23 ont pris le contrôle de la ville stratégique de Walikale, riche en ressources minières, étendant ainsi leur présence dans la région.
Cette situation complexe souligne la nécessité d’une réponse coordonnée des autorités congolaises et de la communauté internationale pour stabiliser la région et protéger les populations civiles prises au piège de ces conflits armés.
— M. KOSI

