Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a, lors du dernier conseil des ministres tenu le 28 mars 2025, tiré la sonnette d’alarme face à la suspension soudaine des appuis financiers internationaux dans plusieurs secteurs sociaux clés.
Cette interruption brutale des ressources extérieures menace la continuité des services publics essentiels, notamment dans la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et l’agriculture.
Face à cette crise, le Chef de l’État a instruit son gouvernement, sous la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, d’agir sans délai pour mitiger les conséquences de cette rupture de financement.
Plusieurs mesures urgentes ont été ordonnées, dont une analyse approfondie de la dépendance aux financements extérieurs et l’élaboration d’un Plan national de transition pour garantir la continuité des services essentiels.
Le Président a insisté sur la nécessité d’un plan structurant, alliant mesures d’urgence à court terme et actions durables, afin de renforcer les systèmes de santé et d’éducation.
Parmi les priorités identifiées figurent le renforcement des ressources humaines, l’amélioration des infrastructures et des équipements, ainsi que l’approvisionnement en médicaments et l’accessibilité aux services.
Par ailleurs, une révision stratégique des priorités nationales a été exigée. Le gouvernement devra adapter ses plans sectoriels et ses cadres d’investissement en intégrant des mécanismes de financement innovants et en explorant de nouveaux partenariats. L’objectif est de réduire la dépendance financière et de renforcer la souveraineté budgétaire du pays.
Conscient des défis posés par cette crise, le Président Tshisekedi plaide pour une refonte de la politique nationale de l’aide au développement. Une approche plus concertée et inclusive sera mise en place pour assurer une meilleure efficacité de l’action publique et une optimisation des ressources nationales.
Le gouvernement devra présenter un rapport d’exécution de ces recommandations dans un délai de 30 jours. Ce rapport inclura un calendrier d’actions et des indicateurs de suivi pour évaluer la mise en œuvre des mesures adoptées.
En marge de cette annonce, le Président a abordé la question de l’affiliation des militaires et policiers à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics (CNSSAP).
Au-delà du doublement de leurs rémunérations, cette réforme vise à garantir une meilleure prise en charge de leur retraite ainsi qu’une couverture des risques professionnels.
Le Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction Publique a été mandaté pour mener une vaste campagne de sensibilisation sur cette réforme, à Kinshasa et en provinces. L’objectif est d’informer les bénéficiaires et leurs familles sur les avantages du nouveau régime contributif.
Ces mesures illustrent la volonté du gouvernement de préserver les services sociaux de base et de renforcer la résilience nationale face aux aléas du financement international.
Le délai serré de 30 jours imposé aux ministres témoigne de l’urgence et de la détermination du Président Tshisekedi à anticiper une crise humanitaire imminente.
MASAMUNA

