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Liberté de la presse en RDC : le président Tshisekedi met en garde contre la désinformation et souligne le rôle des journalistes

À l’occasion de la 32ᵉ Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 5 mai à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a exhorté les journalistes congolais à faire preuve de responsabilité et de rigueur dans l’exercice de leur profession, particulièrement dans le contexte actuel marqué par des tensions sécuritaires dans l’Est du pays. Lors de son allocution, il a souligné que la liberté d’informer, bien que fondamentale, doit s’accompagner d’une éthique irréprochable et d’un engagement envers la vérité et l’intérêt supérieur du peuple congolais.

Le chef de l’État a mis en garde contre les dangers de la désinformation, la qualifiant d’« arme redoutable » dans un pays confronté à une guerre d’agression. Il a invité les journalistes congolais à jouer un rôle actif dans la lutte contre la manipulation de l’information en enquêtant, en rétablissant la vérité et en sensibilisant les citoyens à l’importance de leur histoire et de leur souveraineté. Il a déclaré : « La liberté d’informer est sacrée, mais elle exige plus que jamais rigueur éthique et loyauté envers la vérité et l’intérêt supérieur de notre peuple. »

Cette intervention intervient alors que la République démocratique du Congo a reculé de dix places dans le classement mondial de la liberté de la presse 2025 publié par Reporters sans frontières (RSF), passant de la 123ᵉ à la 133ᵉ position sur 180 pays. Selon RSF, la fragilisation économique des médias représente l’une des principales menaces pesant sur la liberté de la presse cette année. Les exactions physiques contre les journalistes restent les atteintes les plus visibles, mais les pressions économiques, plus insidieuses, constituent également une entrave majeure.

Dans ce contexte, le président Tshisekedi a rappelé l’engagement de son gouvernement à garantir la liberté de la presse, tout en œuvrant à la sécurité des journalistes et à l’amélioration de leur cadre de travail. Il a également souligné l’importance stratégique de la presse dans la lutte contre la désinformation, surtout en cette période de guerre d’agression imposée à la RDC dans l’Est du pays. Il a salué le courage et l’engagement des professionnels des médias, qui continuent d’informer les citoyens malgré les conditions difficiles, tout en les appelant à plus de responsabilité, d’éthique et de vigilance face aux manipulations facilitées par les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle.

Le président a conclu en affirmant que « dans un pays en proie à une guerre d’agression, la désinformation devient alors une arme redoutable. Face à cela, que peut faire le journaliste congolais ? Il peut résister, il peut enquêter, il peut rétablir la vérité, il peut rappeler aux Congolais que la dignité d’un peuple commence par la maîtrise de son histoire, par la souveraineté de sa parole et par la défense de ses intérêts vitaux ».

— M. KOSI

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