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Détournements présumés : le MDVC demande une enquête judiciaire après les aveux de Nicolas Kazadi

Le Mouvement d’élites pour la démocratie et le vrai changement (MDVC) hausse le ton face aux révélations jugées accablantes de l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi. Dans une correspondance adressée le 7 mai au procureur général près la Cour de cassation, le parti conduit par Justin Mudekereza exhorte l’institution judiciaire à s’autosaisir des déclarations faites récemment par l’ex-titulaire du portefeuille des Finances, en les considérant comme des aveux graves.

« Il a évoqué un jeton de présence de 30 millions de dollars« , rapporte Augustin Bisimwa, secrétaire général du MDVC, dans cette lettre au ton ferme. Pour cette formation politique, de telles révélations soulèvent des interrogations fondamentales sur le fonctionnement de l’État et la gestion des fonds publics. Le parti soupçonne une organisation systémique de détournements au sommet de l’administration financière.

Nicolas Kazadi, dans un entretien diffusé sur les réseaux sociaux, a tenu des propos qui font réagir. Face à la journaliste Paulette Kimuntu, il a notamment confié que les ressources affectées aux projets publics sont souvent détournées :
« Nous ne sommes que dans la jouissance. Tout l’argent des projets qui entre, nous le partageons et puis réfléchissons après… »

Des paroles qui ont immédiatement suscité une vague d’indignation dans l’opinion et dans les rangs de l’opposition. Pour le MDVC, il ne s’agit pas d’une simple maladresse ou d’un constat désabusé, mais d’une accusation interne lourde de conséquences, venant d’un acteur ayant exercé au cœur même de l’appareil d’État.

« Le MDVC estime que Monsieur Nicolas Kazadi constitue un bon renseignant pour éclairer votre religion sur cette entreprise criminelle », affirme Augustin Bisimwa, qui insiste sur la nécessité d’identifier les personnes ayant donné des instructions dans ces affaires de gestion douteuse. Le mouvement espère que la justice s’emparera rapidement du dossier, à l’image d’un système judiciaire capable d’agir de manière proactive et indépendante.

Les propos tenus par l’ancien ministre, bien que sans citation directe de responsables politiques ou administratifs, soulignent une situation préoccupante : la banalisation des pratiques illégales dans la gestion des projets publics. Pour certains analystes, cela alimente un climat de défiance envers les institutions et remet en cause les engagements pris par les autorités en matière de gouvernance.

En coulisse, ces déclarations ont aussi ravivé des tensions entre anciens et actuels membres du gouvernement, alors que les nouvelles équipes s’attèlent à redorer leur image et à rassurer les bailleurs de fonds sur la traçabilité des investissements publics.

La justice est désormais attendue. En RDC, les allégations de détournements, aussi graves soient-elles, peinent souvent à donner lieu à des procédures formelles. Le MDVC veut inverser cette tendance. Il rappelle que le sentiment d’impunité affaiblit la confiance du public et nuit à l’efficacité des politiques publiques.

Alors que le climat socio-économique reste fragile, la vigilance citoyenne s’intensifie. À travers cette interpellation, le MDVC tente de placer la question de la reddition des comptes au centre du débat national.

— M. KOSI

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