Martin Fayulu a été reçu ce jeudi 6 juin par le président Félix Tshisekedi au Palais de la Nation. Une rencontre inattendue entre deux figures politiques congolaises dont les positions sont restées opposées depuis la rupture de leur alliance en 2018. L’entretien, d’une durée de près de deux heures, s’est tenu dans une atmosphère décrite comme sereine par les deux parties.
À son arrivée vers 16h40, le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) a été accueilli sans formalités exceptionnelles. Il était accompagné de plusieurs personnalités de sa formation politique et de la coalition LAMUKA, dont Devos Kitoko, Prince Epenge, Lexxus Legal et Chantal Moboni.
Les deux hommes ont échangé des propos courtois avant de s’entretenir à huis clos. À la sortie, Martin Fayulu a déclaré avoir évoqué la nécessité de renforcer l’unité nationale face aux crises multiples que traverse le pays. "Nous sommes attaqués de partout. Nous avons besoin de cohésion nationale. Je suis venu lui dire que nous devons créer un camp de la patrie", a-t-il confié à la presse.
Il a également plaidé pour un dialogue social inclusif impliquant les confessions religieuses, notamment autour du pacte social proposé par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). D’après Fayulu, le président Tshisekedi aurait accueilli favorablement cette proposition et promis une réponse dans les jours à venir.
En revanche, une éventuelle entrée de son parti dans les institutions n’a pas été abordée durant la rencontre. "Ce sujet n’était pas à l’ordre du jour", a précisé l’opposant.
Ce tête-à-tête survient dans un contexte politique marqué par la recherche de solutions face aux tensions sociales, à l’instabilité sécuritaire dans l’est du pays et aux appels à un dialogue national élargi.
— M. MATUVOVANGA

