Le cabinet d’avocats Matadi, conseiller juridique de la société audiovisuelle Divo International, a tenu à apporter un éclairage ferme face aux rumeurs persistantes entourant la production d’un documentaire consacré aux événements de Kisangani survenus en 2000. À travers un communiqué détaillé adressé à la rédaction, le cabinet évoque des accusations jugées dénuées de tout fondement, qui visent selon lui à nuire à la réputation de son client.
Le documentaire en question, centré sur les affrontements armés ayant endeuillé la ville de Kisangani lors de ce conflit connu sous le nom de « guerre des six jours », a été conçu dans un cadre contractuel respectueux des règles administratives et juridiques, insiste le cabinet. Une Autorisation de Non-Objection (ANO), délivrée en bonne et due forme, avait été obtenue avant le lancement du projet, lequel a mobilisé plusieurs partenaires, tant sur le plan local qu’international.
Une attention particulière a été portée à une controverse financière soulevée récemment. Selon certaines allégations relayées dans les médias sociaux, Divo International aurait perçu deux fois un montant de 512 000 dollars de la part de son client, la Fondation pour la Reconstruction et l’Innovation dans les Villes et Agglomérations d’Afrique (FRiVAO). Cette version est nuancée par les précisions apportées par le cabinet Matadi : le double virement avait bien été enregistré au début de l’année 2025, mais il s’agissait d’une erreur administrative du côté du payeur, rapidement détectée par les services comptables de Divo, qui ont aussitôt enclenché une procédure de remboursement intégral.
« Dès la découverte de cette anomalie, Divo International a informé FRiVAO par écrit et restitué la totalité du trop-perçu, sans attendre de pression extérieure« , a déclaré Me Bienvenu Fasso. L’avocat affirme que cette gestion proactive témoigne du professionnalisme de son client et balaie toute tentative d’instrumentalisation de cet incident à des fins de déstabilisation.
Sur le volet artistique, le documentaire a été livré conformément au cahier des charges, après prise en compte de plusieurs remarques formulées par les parties prenantes. Le film, tourné en partie avec des équipes venues de France et des États-Unis, a bénéficié d’une campagne de communication coordonnée, et a été présenté officiellement lors d’un événement de lancement à Kinshasa. Il est actuellement en sélection dans plusieurs festivals à l’international.
Le cabinet Matadi indique avoir transmis à ce jour l’ensemble des pièces justificatives – contrats, correspondances, relevés de paiement – aux services habilités, démontrant la transparence de l’opération et la conformité du processus. Une lettre de reconnaissance émanant de FRiVAO aurait d’ailleurs salué le travail accompli, tout en confirmant que l’erreur de virement émanait de ses propres services internes.
« Les affirmations relayées ces derniers jours relèvent davantage de la désinformation que d’un débat de fond. Divo International ne peut être tenu pour responsable des failles de gestion d’un tiers, surtout après avoir pris toutes les mesures correctives« , poursuit Me Fasso.
Face à l’amplification des rumeurs, le cabinet dit réfléchir à d’éventuelles actions judiciaires contre les auteurs identifiés de ces diffusions malveillantes. Il appelle à une lecture rigoureuse des faits et rappelle que Divo International reste une entreprise congolaise impliquée depuis plus de deux décennies dans la valorisation de la mémoire collective du pays à travers le documentaire et la fiction.
Fondée en 2002 à Kinshasa, Divo International s’est imposée comme un acteur central de la production audiovisuelle en République démocratique du Congo. La société développe des projets en collaboration avec des professionnels congolais et étrangers, mettant en avant des thématiques à forte portée sociale. Son ambition : faire entendre les voix congolaises sur les écrans d’Afrique et d’ailleurs.
— M. KOSI

